Jean François Kahn dans le dernier numéro de Marianne a publié une « adresse aux républicains » appelant à une résistance « par tous les moyens légitimes contre la dérive monarcho-bonapartiste d’un pouvoir ultrapersonnel qui tourne de plus en plus le dos à tous les principes qui caractérisent et définissent un régime réellement républicain authentiquement démocratique »
L’analyse de JFK rejoint bien des éléments déjà développés ici sur le modèle de république impériale portée par Sarkozy. J’avais en effet mis en évidence cet enjeu institutionnel avant même le second tour en m’appuyant sur les cartes électorales du 1er tour (parlementarisme contre république impériale). Après les législatives, j’avais évoqué le sacre de l’empereur Sarko 1er puis souligné les parallèles avec le modèle russe au moment du G8. Pour ceux qui ont suivi la campagne avec attention, il était évident depuis bien longtemps que l’élection de Sarkozy ouvrirait une nouvelle page de notre histoire institutionnelle. Il est étonnant de voir que cet aspect du nouveau régime puisse encore donner lieu à polémiques.
Le régime qui est en train de se mettre en place est bien plus proche d’un schéma impérial que d’une république parlementaire classique. Et alors ? Ou est le problème ? Sur quelle crainte s’appuie la dénonciation de JFK de la « dérive bonapartiste » du pouvoir ? Celle-ci est d’ailleurs parfaitement revendiquée et théorisée par son conseiller Henri Guaino qui dans une interview récente au Monde plaidait pour un pouvoir « visible et responsable » capable d’incarner la volonté et de la responsabilité politique.
La république ne peut-elle donc vraiment pas s’accommoder d’un pouvoir concentré et personnalisé?
Avant d’attaquer le cœur du sujet, je voudrais déjà tordre le cou à un faux débat. Cette dérive n’a pas grand-chose à voir avec les questions institutionnelles. Dans un régime parlementaire moniste, où le pouvoir procède d’une seule légitimité, le responsable de l’exécutif peut se comporter en Empereur tout autant que s’il était élu directement au suffrage universel. Sarkozy serait d’ailleurs parfaitement à l’aise en tant que Premier Ministre issu d’une majorité parlementaire qu’il contrôlerait en tant que chef du parti majoritaire.
Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans les Mairies (où le maire est pourtant élu par le conseil municipal) pour s’apercevoir que l'exercice personnel du pouvoir n’a pas grand-chose à voir avec le mode d’élection. Souvenons nous aussi du CPE où Villepin, pourtant simple premier ministre responsable devant l’assemblée, a commis cette connerie seul, en décidant dans son bureau, sans études ni concertation préalable, pas même celle du ministre en charge du dossier !
Paradoxalement, c’est le régime de type présidentiel qui limite le mieux le pouvoir personnel en assurant une stricte séparation du pouvoir entre deux autorités légitimes qui ne dépendent nullement l’une de l’autre. C’est d’ailleurs pourquoi, il me paraît très peu vraisemblable que la réforme institutionnelle aboutisse à un régime présidentiel à l’américaine.
Ce type de régime n’est d’ailleurs pas conforme à notre culture politique où la volonté générale est comme le peuple, "une et indivisible". Elle doit reposer dans une seule et même institution, soit le parlement, soit le président. Tout au long de son histoire institutionnelle, la France a hésité entre ces deux systèmes. Dans la dernière période qui a été marquée par des cohabitations régulières, le pouvoir procédait tantôt de l’élection du président, tantôt de la nouvelle majorité à l’assemblée. L’élection de 2007 a mis fin à cette hésitation au profit d’un pouvoir procédant du résultat de l’élection présidentielle. Il y a eu quatre facteurs à cela
- L’inversion du calendrier décidée par Jospin et Chirac qui a fait de l’élection législative une élection mineure, sans enjeu, à caractère plébiscitaire.
- La personnalité de Sarkozy et son discours aux forts accents bonapartistes. Ceci dit, la campagne « charismatique » de son adversaire annonçait un régime presque autant personnalisé.
- Le discrédit dont le système politique dans son ensemble est l’objet depuis une vingtaine d’année s’est traduit en 2007 par l’effondrement de l’ensemble des partis politiques, y compris l’UMP. Aujourd’hui, il est inconcevable que le pouvoir puisse procéder d’une organisation partisane, quelle qu’elle soit. Quand on voit la médiocrité du personnel politique, à droite comme à gauche, on est presque rassuré que les apparatchiks des deux bords aient perdu toute influence sur la conduite des affaires du pays.
- La culture dominante en France est de type nucléaire égalitaire, ce qui pousse à confier le pouvoir à un individu plus qu’à un système ou un groupe comme la culture de famille souche l’y incite. Les cartes électorales du premier tour étaient de ce point de vue très claires.
Ces points ont suffisamment été développés pendant la campagne pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y revenir en détail : On a désormais à faire à un régime de type présidentialiste où la légitimité procède de la seule élection présidentielle et où l’autorité réside dans la personne du président. Naturellement, le phénomène est renforcé par la personnalité un chouïa narcissique de notre président, mais la logique institutionnelle est si claire et si puissante, qu’elle subsistera, sauf révolution, avec son successeur.
Où est le problème ?
Curieusement, l’édito de JFK, est incapable d’étayer son propos autrement qu’en brandissant des qualifications repoussoirs comme autocratie, hyperprésidentialisation ou égotisme et en affirmant de manière péremptoire que ce régime serait "non conforme à l’éthique républicaine".
Commençons par nous interroger sur le point de savoir s’il s’agit d’un vrai problème. A mon sens, le qui? importe moins que le quoi? ou le comment?. Ce qui compte, c’est davantage le contenu des décisions ou la manière dont elles sont conçues que l’autorité qui en est l’auteur. Marianne me semble bien plus pertinent, lorsque dans le dossier qui suit l'édito où l’hebdo dénonce la restauration des privilèges et la dangereuse pente oligarchique du régime.
En quoi donc ce type de pouvoir peut-il être contesté en lui-même ? Quelles sont donc les vrais risques de dérives ?
Dans un Etat de droit aussi enraciné qu’en France, il n’y a pas lieu de craindre des dérives liberticides. Le conseil constitutionnel et le conseil d’Etat seront là pour sanctionner toute atteinte aux principes républicains fondamentaux. Craindre une disparition des contre-pouvoirs serait tout autant exagérée. Comme le souligne Guaino, le principal contre pouvoir auquel le gouvernement doit faire face, c’est l’Europe. Et, en tout état de cause, il demeurera toujours la rue et le tempérament contestataire des Français.
L’affaire du service minimum illustre bien à quel point « l’autocrate » est obligé de composer avec les forces conservatrices de la société. Il aurait pu interdire le droit de grève au nom du principe de continuité des services publics ou instituer un mécanisme de réquisition comme cela existe dans la fonction publique. Il se contente de mettre en place une simple obligation de déclaration préalable, et déjà, la gauche hurle en cœur avec les syndicalistes à l’atteinte au droit de grève ! Avec un régime hyperprésidentiel ou un régime parlementaire, la France restera toujours aussi difficile à réformer.
Le vrai danger d’un pouvoir personnel me paraît être ailleurs que dans une dérive autoritaire. Elle réside surtout dans les faiblesses de l’homme sur qui tout le système repose.
Tant que celui-ci est animé d’une ardeur réformatrice, de l’énergie nécessaire, qu’il conserve l’envie d’aller de l’avant, qu’il est en phase avec son peuple, à l’écoute de ses préoccupations et soucieux de son intérêt de long terme, tout va bien. Mais dès que le monarque s’enferme dans son palais, qu’il s’intéresse à autre chose, qu’il devient la marionnette de quelques conseillers ou de l’idéologie dominante, la déliquescence du pouvoir est en marche. S’il vieillit, tombe malade ou fait le mandat de trop. C’est la catastrophe. Le titulaire du pouvoir commence à s’en sentir propriétaire, le seul dépositaire de l’intérêt de la population qu’il est sensé servir. Compte tenu des services rendus, il en arrive même à penser qu’il est devenu le seul à pouvoir exercer légitimement sa fonction. Et lorsque plus aucune impulsion "éclairée" ne vient du grand chef, la réalité du pouvoir tombe alors dans les mains de la technostructure qui se met à dérouler mécaniquement une pensée convenue sans plus s’intéresser ni aux effets réels ou attendus de sa politique, ni aux enjeux de l’avenir, ni aux nouveaux besoins qui émergent. Ce qui est fait est juste parce que c’est fait, parce que le système en a décidé ainsi.
C’est ce qui s’est passé à la fin du règne de Mitterrand lorsque la France a engagé sa fuite en avant dans l’Européïsme. Sous le règne de Chirac car celui qui était si génial en période électorale ne savait pas quoi faire du pouvoir une fois celui-ci conquis. C’est ce qui se passe aussi dans beaucoup de villes gérées par le même Maire depuis 25 ou 30 ans, où l’on se contente de produire une gestion sans ambition ni imagination dans un véritable culte de la personnalité pour le Maire en place et avec un bâillonnement de toute forme d’opposition. Ce type de situation est beaucoup plus fréquent qu'on ne croît ...
Le système « impérial » peut en fait produire le meilleur comme le pire. Tout dépend des qualités intellectuelles et morales du titulaire du pouvoir. On frémit encore à l’idée que le pouvoir élyséen aurait pu tomber entre les mains de celles qui voulait faire marcher les paralytiques … Le système impérial n’est en fait que potentiellement dangereux. Il ne mérite pas pas l’indignité dont le couvre Jean François Kahn.
Il conviendrait plutôt d’en encadrer l’exercice avec quelques règles de prudence, telle la limitation à deux du nombre de mandats successifs ou des exigences méthodologiques dans la prise de décisions pour éviter le gouvernement au caprice, le fait du prince ou ce qu’on appelle en droit administratif, les « détournements de pouvoir » (1) Le point faible du système impérial c’est en effet la fonction amont, dans la mesure où il ne connaît qu’un mouvement descendant (le chef décide, les autres exécutent). La question de savoir comment se prennent les décisions demeure toujours un mystère aussi opaque qu'inquiétant ...
Les débuts de la présidence Sarkozy semblent, de ce point de vue, assez rassurants avec son souci marqué de la concertation et la pratique des études, rapports ou commissions qui semble se généraliser avant toute réforme importante. Il y aurait en revanche beaucoup à dire sur le fondement de toutes les réformes du paquet fiscal qui ne semblent fondées que sur les promesses du candidat, sans qu’on puisse savoir à quel problèmes elles tentent de répondre et quels sont leur effets attendus …
La gouvernance impériale présente néanmoins des avantages évidents au regard du modèle alternatif que l’on qualifiera d’arbitral. Lionel Jospin incarnait parfaitement ce type de gouvernance dans lequel chaque responsable concourt à la définition de la politique gouvernementale dans le domaine qui le concerne et où l’autorité du chef s’exprime par l’arbitrage des différends. Le chef se situe au point d’équilibre de sa majorité plus qu’il n’en est l’inspirateur.
Le schéma impérial apparaît bien supérieur dans l’impulsion qu’il donne à l’action. Il confère plus de force et de volonté à l’action publique. Il produit également une beaucoup plus grande cohérence de la fonction gouvernementale et une parfaite lisibilité des processus de décisions. Les lettres de missions que vient d’adresser le président à ses ministres sont de ce point de vue un modèle de clarté et d’efficacité.
On n’est plus dans la situation du XIXème Siècle où l’enjeu des questions institutionnelle consistait à protéger la société contre l’arbitraire du pouvoir et la tyrannie des princes. Aujourd’hui, l’enjeu est plus de rétablir l’autorité de l’Etat contre les corporatismes, les lobbys, les conservatismes et de lutter contre tous les facteurs de l’impuissance publique.
Plutôt que d’horrifier de la concentration du pouvoir dans la personne de Sarkozy, les républicains auxquels s'adressent JFK devraient plutôt souhaiter que l’exacerbation de la volonté politique que la gouvernance sarkozienne implique, puisse ouvrir de nouveaux horizons à l’action publique. On sera en accord ou en opposition avec ce que fera le gouvernement, mais le plus déprimant serait encore de constater que le pouvoir politique, même dans sa forme la plus impériale, celle qui semble la plus volontaire, la plus efficace voire la plus autoritaire, est aujourd’hui totalement dépourvu de toute capacité à agir. Ce jour là, on pourra vraiment dire qu'on n'est plus ni en République ni en Démocratie.
Malakine
(1) Décision prise non pas dans l’intérêt du service ou l’intérêt général mais prise en vertu de considérations personnelles ou politiques. Toutes les mesures qui n’ont d’autre objet que de fournir un support à de la communication politique sans aucun effet attendu sur le réel peuvent être qualifiées ainsi.
Enfin il y a quand même un problème qui concerne la liberté d'informé. La faiblesse de la presse écrite et l'absence de pluralité d'information ne peut pas être ignoré car lorsque tu dis que l'empereur est responsable directement devant le peuple encore faut-il que ce dernier soit correctement informé et n'est pas un seul point de vue à se mettre sous la dent (mais c'est vrai qu'il y a internet...)
Quoiqu'il en soit on peut se demander si en définitive les peuples enclins à un fort individualisme ne sont pas obliger d'avoir un état trés fort et trés personifié (USA France GB) ont toujours tendance à mettre trés en avant les personnalités qui les diriges. A l'inverse les peuple peu individualiste (Allemagne Japon Chine) on un pouvoir beaucoup moins personnelle, dans le cas de la chine c'est le parti tout entier qui dirige, la chine étant plus une oligarchie qu'un régime dictatoriale comme on l'entend souvent.
Un régime personnifié dans un état individualiste présente peu de danger puisque le pourvoir centrale peu facilement être mis en cause par les individus, il en va tout autrement dans des société trés collective ou le pouvoir est en fait rarement mis en cause (on obéit au chef). Du coup on peut affirmer qu'une société individualiste dans lequel le pouvoir est faible cour un danger de dislocation, à l'inverse un pourvoir trop personnel dans un pays collectif peu provoquer les grandes horreurs dont les européens furent témoins.
JFK est un centriste, il a apporté sont soutien à Bayrou et on peut légitimement se demander s'il fait parti de la deuxième France celle de la famille souche (voir les oeuvres de TODD) auquel cas son inquiétude s'explique par son rapport au pouvoir . Il interprète le pouvoir Sarkozyste comme si la France était en quelque sorte le clone de l'Allemagne.
Rédigé par : yann | 07 août 2007 à 19:02
Au fait Malakine puisque tu utilise de façon illicite une image appartenant à Georges Lucas voici un pastiche de Star Wars (Oil War 3):
http://www.dailymotion.com/group/62842/video/x12hy6_oil-wars-episode-iii_politics
C'est un peu facile mais c'est tout de même assez drôle.
Rédigé par : yann | 07 août 2007 à 23:51
Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a dénoncé mardi à l'Assemblée nationale "l'omniprésidence" de Nicolas Sarkozy qui est "omniprésent, omnipotent, omniscient", dans son intervention après la déclaration de politique générale du Premier ministre François Fillon.
Quand comme moi, on est abonné à la lettre du premier ministre (sur internet), on peut y lire :
« A nos lecteurs,
La diffusion de la e-Lettre du Gouvernement est suspendue pour une durée de quinze jours. Elle reprend le 23 août. D'ici là, très bonnes vacances ! »
Sur le site de la Présidence de la République, l’agenda du Président s’arrête au 1août où on apprend :
À 19h00 « Entretien avec le Président de la République arabe d'Egypte, M. Mohamed Hosni MOUBARAK, suivie d'un dîner. »
Le prochain conseil des ministres est fixé au vendredi 24 août. D’ici là ; il faut donc attendre la fin des vacances présidentielles pour que les ministres puissent exprimer la pensée présidentielle et que les sites internet des ministères soient alimentés.
Rédigé par : Constantin | 08 août 2007 à 00:44
@ Yann
Je ne nie pas le problème de l'information mais j'attribue cela plus à l'idéologie journalistique qu'au fait du prince. Les évènements majeurs à portée historique, comme en ce moment l'explosition de la bulle du crédit aux Etats-Unis ou l'emballement de la croissance chinoise (13%) ne sont jamais couverts par les médias télévisuels, parce qu'il ne sont pas "spectactaculaires". Pas d'image à diffuser. Difficile de faire des sujets. C'est pourquoi les télés préfèrent le sensationnel des enlèvements d'enfants ou des accidents de cars ...
Je renvoie sur ce point à un ancien article :
http://horizons.typepad.fr/accueil/2006/12/la_dmocratie_ma.html
Je te renjoins tout à fait dans ton analyse du rapport entre les types de régimes et le type antropologique des sociétés. La France préfère être dirigé par un individu "omniprésent, omniscient, omnipotent" que par une coalition de parti ou des négociations sociales. C'est ce que Bayrou et Royal - tout deux issus des valeurs de famille souches - n'ont pas compris.
Ta typologie a fait l'impasse sur le régime russe et pourtant cet exemple appuie ta thèse. La Russie est un pays de famille communautaire. A priori, elle devrait être dirigée comme la chine ou l'allemagne, par un système. Or, les institutions russes sont de type "semi-présidentiel" ou présidentialistes à la française. Aujourd'hui, le Pays est dirigé par un nouveau Tsar. Représente-il dans l'esprit des russes, un système au pouvoir (la haute police, les "silovikis", le FSB ...)ou est-il un individu tout puissant ? Il me semble que Poutine a accédé au pouvoir en tant de représentant du FSB (garant de l'ordre, promettant de restaurer la grandeur du pays ...) mais qu'il a évolué vers un pouvoir personnel, ce qui pourrait expliquer la dérive actuelle du régime que l'on peut malheureusement constater ...
Kahn n'est pas le seul à porter ce genre de critiques. Comme le souligne Constantin, le PS le fait également. Mais tu as raison. Kahn, si comme son nom indique est juif, est issu d'une culture de famille souche. On pourrait en dire autant du PS qui fait ses meilleurs scores dans le sud ouest et qui reste très attaché à sa culture parlementaire. C'est d'ailleurs pourquoi, selon moi, il n'a plus aucune chance d'accéder un jour au pouvoir (sans parler du fait qu'il est à la rue sur le plan idéologique)
L'un des problème de l'évolution impériale du régime, ce sera qu'il ne permettra plus l'alternance. Il sera difficile de trouver un successeur à "l'omniprésident". Probablement, qu'il émergera dans le sillage de Sarko, comme un dauphin.
Les élections présidentielles russes de mars 2008 seront de ce point de vue intéressantes à suivre. Elles nous renseigneront sur le type de succession que peut avoir un empereur élu ...
@ Constantin
Tu es devenu sarkolâtre pour être abonné à la news du gouvernement, ou quoi ? Je comprends ta déception, mais rassure toi, tu vas très vite revoir tous les jours ton président chéri à la télé tous les jours, sur tous les sujets ... ;-)
Rédigé par : Malakine | 08 août 2007 à 09:22
@ Malakine
Je pense être suffisamment imperméable à la prose présidentielle et gouvernementale pour pouvoir la lire. Mon sens critique est assez développé pour ça
Pour essayer d’avoir une vision objective, il faut aussi savoir écouter et lire ceux qui n’ont pas le même sens des valeurs que soi.
J’étais abonné à la lettre du premier ministre du temps de Villepin. Il est vrai que maintenant il paraît inutile de lire celle du premier ministre car celle de la Présidence suffit ; )
Rédigé par : Constantin | 08 août 2007 à 10:54
@Malakine
Pour la télévision je suis en accord avec toi, le spectacle doit être amusant et l'information n'a aucun intérêt pour ce médiat. Mais il faut reconnaître que la presse écrite qui est sensé ne pas avoir de contrainte lié à l'image par nature, emboîte le pas à la télévision en suivant celle-ci sur le terrain de la médiocrité informative. Les faits divers sont maintenant au centre de l'information et il font fait divers (mauvais jeux de mots).
Il y a un vrai problème de diversité dans la presse en générale et un manque de sérieux et d'analyse tout à fait stupéfiant. Et ce n'est pas vrai qu'a la télévision. Et la france n'est bien évidement pas la seule, regarde aux USA l'impact énorme du film de Michael Moore "Sicko", ce film trés engagé critiquable sous certains aspect, à ouvert tout de même la question du système de santé américain qui est le plus couteux, le plus injuste et le plus inéficace de l'OCDE. Et bien la plupart des américains on découvert ce problème avec ce documentaire. Il a fallut un film pamphlétaire pour réveiller le public sur une chose aussi grave et aussi central que le système de santé, comment les médiats américains ont-ils put à ce point ignorer le problème et déformer la vérité (ils présentaient les systèmes de santé socialiser comme inefficaces et coûteux).
Or sans débat sain, sans information claire et multiple dans ses approches idéologiques (il faut présenter tout les points de vue, pas seulement celui des libéraux). Comment veut tu que les dirigeants soit sous la pression populaire et sous le jugement de la démocratie, la presse libre et diverse. C'est à mon avis à la presse qu'il faut s'attaquer si l'on ne veut pas devenir (ou rester) dans une forme de "totalitarisme tranquille" comme l'a écrit André Bellon dans son livre éponyme. La presse a une influence incroyable sur la formation des esprits "moyen" (dans le sens moyenne en nombre pas en qualité). Je me rappel que Bourdieu avait prévenue que plus de kla moitié de la population ne s'informe que par la télé, et que l'autre moitié ne lit que certain journaux. Internet, les blog et autre sites d'informations alternatives ne doivent pas peser bien lourd face au rouleau compresseur de la masse médiat. Il y a donc bien un problème de démocratie, mais pas dans le sens ou l'entend Kahn avec Sarkozy, mais il me semble que Marriane parle quand même souvent du problème de la presse en générale.
EN parlant de diversité j'en profit pour faire de la pub à Dedefensa.org qui a lancé une campagne de don, ils ont besoin de la solidarité des internautes pour continuer à éditer leurs textes souvent de grande qualité.
www.dedefensa.org
Rédigé par : yann | 08 août 2007 à 11:06
@ Malakine
Concernant la Russie, il me semble que c'est tirer la réalité par les cheveux que de voir l'élection de Poutine comme un élément corroborant la thèse de Yann (peuples individualistes = pouvoir très concentré / peuples + collectifs = pouvoir + collaboratif).
La thèse elle-même n'en est pas moins intéressante, mais le cas de Poutine est justement épineux. C'est aller un peu vite en besogne que d'écrire :
"Représente-il dans l'esprit des russes, un système au pouvoir (la haute police, les "silovikis", le FSB ...)ou est-il un individu tout puissant ? Il me semble que Poutine a accédé au pouvoir en tant de représentant du FSB"
1/ Laisser entendre que les Russes, soucieux d'avoir un pouvoir "collaboratif" plutôt que personnel, pourraient souhaiter être gouvernés par le FSB comme s'il s'agissait d'un gouvernement par plusieurs individualités, plusieurs courants ou plusieurs partis... Déjà, ça me paraît pour le moins sujet à caution ;
2/ Il me semble que l'élection de Poutine peut au contraire se comprendre comme un choix conscient et volontaire du peuple russe d'être gouverné par un nouveau tsar. Moins peut-être parce qu'il s'agirait d'un pouvoir personnel que pour ressusciter la grandeur perdue de la Russie, et au-delà, par repli culturel sur ce qu'on connait déjà. A ma connaissance, il y a toujours eu en Russie un pouvoir fort concentré en un individu. Ce qui n'empêche pas les courants et influences de jouer leur jeu comme partout ailleurs.
Rédigé par : Boréale | 08 août 2007 à 14:09
@ Boréale
Attention à ne pas confondre le pouvoir détenu par un groupe (parti, oligarchie, armée) et un pouvoir collaboratif. La notion de collaboration renvoit plutôt au régime parlementaire.
Ta lecture de la Russie est biaisée par tes apriori démocrates. Poutine n'est pas arrivé au pouvoir par le jeu de la démocratie d'opinion. Il s'est imposé en tant que chef du FSB dans l'équipe Yeltsine avant de se présenter à la présidence. Au début, il était un parfait inconnu. Puis il a construit son image avec la deuxième guerre de tchétchénie qu'il n'a pas hésité à instrumentaliser. Certains le suspectent même d'avoir organisé lui même des attentats à Moscou pour les imputer aux Tchétchènes. Conquérir le pouvoir avec un "j'irais buter les terroristes jusque dans les chiottes" ce n'est pas pareil qu'avec un "Avec moi, tout deviendra possible". Le Poutine de 1998 a construit son ascension sur son image de représentant de la haute police, du FSB et de l'Armée qui a toujours incarné l'Etat en Russie. Pas en tant qu'homme providentiel. Après la période de chaos et d'anarchie de la présidence Yeltsine, les Russes avaient besoin de retrouver un Etat qui fonctionnait et Poutine incarnait ce mouvement de restauration.
Aujourd'hui avec ses résultats sur les plans économiques et géopolitiques, les choses sont peut-être différentes. Cependant, s'il était un nouvel empereur, il se serait maintenu à la présidence comme beaucoup l'y incitaient. Il a choisi de quitter la présidence en Mars prochain, un signe que le plus important pour lui c'est la permanence du système. Cependant ce système n'est en aucun cas une oligarchie composée d'individualités (comme pouvaient l'être les oligarques qui ont prospérés sous Yeltsine), c'est un ou plusieurs appareils d'Etat très hiérarchisés.
Pour revenir à la France, ma thèse c'est que l'élection de sarko n'a pas marqué, comme en Russie, un désir de restauration de l'Etat en tant qu'organe dépositaire de l'autorité légitime contre le chaos et l'anarchie ambiante. Elle a traduit l'accession au pouvoir suprême d'un "homme providentiel" contre toute une classe de policiens corrompus et incapables.
Contrairement au pouvoir poutinien qui est l'expression d'un système, le pouvoir sarkozien est archi-individualiste.
Rédigé par : Malakine | 08 août 2007 à 15:13
C'est un peu la visagéité du pouvoir par Bergson.
Rédigé par : fnur | 08 août 2007 à 15:43
Quoiqu'il en soit reconnaissons tout de même une réussite indéniable de Putin en Russie. Certain cris au loup sans arrêt en disant regardez c'est une dictature, il n'y a pas de respect démocratique (critique venant des Anglo-saxon relativement risible lorsque l'on regarde ou vont ces pays en terme de "démocratie"). La vérité c'est que la Russie est en train de reprendre sa place en Europe, que les européens voient que ce pays sera surement la première puissance économique du continent dans quelques années et ce grace à un état interventionniste c'est à dire l'inverse de ce que l'on prone comme modèle économique à l'ouest. Quand la Russie étatiste s'effondre pour cause de communisme l'UE et les USA sont content, quand elle a une croissance de 7% par an, des excédent et un chômage qui baisse grace à un état interventionniste mais capitaliste rien ne va plus.
Ce qu'il y a de drôle dans tout ça c'est l'extraordinaire réussite des pays non libéraux, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, Taiwan et maintenant la Russie, c'est trés embêtant quand on vend depuis trente ans le libéralisme sauvage comme la recette ultime de la réussite économique.
La campagne anti-russe des médiats occidentaux s'explique donc par cet aversion de la réussite d'un modèle différent du notre plus que pour l'amour d'une démocratie qui est plus que fantoche dans bon nombre de nos pays. Cela me rappel ce que disait Emmanuelle Todd dans "Aprés l'empire" sur le rapprochement entre l'UE et la Russie, certain n'y on manifestement pas intérêt. L'affaire des anti-missiles et du système Américain de défense est manifestement lié à la volonté des USA et des élites européennes d'empêcher toute forme de réunification du continent, on recrée une guerre froide artificiel. La Russie n'est pas un danger pour nous, c'est l'interventionnisme américain qui l'est, les prophéties de Todd semblent plus actuelles que jamais.
Rédigé par : yann | 08 août 2007 à 16:05
Malakine,
Je suis un abonné de longue date à Marianne et la première fois que j'ai rencontré JFK doit remonter à 35 années en arrière. D'après ce que je sais, il est catholique de naissance, devenu athée bien sûr, même si de parents d'origine juive .
La démocratie est un régime qui fonctionne bien en période de prospérité, mais elle n’est guère capable de volontarisme et se complet dans un langage humaniste et bien-pensant qui ne fonctionne plus en période de crise.
Nous faisons semblant de croire que les droits de l’homme sont la base de tout (en démocratie), alors même que nous laissons tout une partie de notre population replonger ses membres dans l’obscurantisme, en fait nous ne sommes plus qu’une pâle copie de démocratie à la seule et unique botte du dieu pognon.
Les Russe eux, se sont rassemblés autour d’un racisme polymorphe fédérateur pour lutter contre leur nihilisme latent, ils auraient pu, certes, mieux choisir leur élément cristallisateur.
Les Français eux, se sont dissout dans une multi culture an amorphe et séparatiste qui fait que les uns se considèrent encore comme Algérien même s’ils sont nés en France et ne parlent pas l’Arabe et que les autres se foutent royalement de l’avenir du pays de leurs ancêtres du moments qu’il y a assez de blé à la maison.
Mais les pires ennemis de la France sont bien évidemment les bons français (dont mon ami JFK) qui continuent à croire et à faire croire que tout va bien et qu’il faut garder le «formidable exemple français».
"Pour être en position de choisir le meilleur, il faut être capable de discerner le pire."
Rédigé par : Ozenfant | 08 août 2007 à 17:03
@Ozenfant
Si vous parlez du communautarisme il est essentiellement le fruit de la faiblesse du patriotisme de nos compatriotes, les jeunes d'origine étrangère ne peuvent s'identifier à une nation qui se ni elle même.
La démocratie ne peut pas fonctionner sans patriotisme et un grand sens de l'égalité entre les citoyens membre de la communauté. Il est donc normal que la démocratie s'étiole en même temps que l'éthique qui lui permet d'exister, la nation. Mais je ne crois pas que la situation actuelle perdurera, la preuve Sarko a été élu sur un discours patriotique, même si son patriotisme n'est qu'une façade cela veut dire que la population française commencent à en avoir marre du chacun pour soi. Le problème comme le disait Todd c'est que l'histoire n'est pas pressé, mais que nos vie sont courtes. Le retour d'un certain patriotisme va mettre du temps à se mettre en place, il sera le fruit de chocs externe, l'humiliation de l'occident par certaines nations d'Asie risque de réveiller ces vielles société trop sure d'elle même et de la fin de l'histoire.
On peut d'ailleurs à la suite de Régis Debré se demander si les nations ne sont pas uniquement le fruit des conflits. Pour qu'un groupe humain puissent exister, il faut nécessairement qu'il en existe un autre. De cette logique on peut déduire que le genre humain ne sera jamais unifier car si sont unité advient celle-ci se délitera sous le poids de sa propre dislocation,car cela provoque l'individualisme et la disparition de l'esprit du groupe devenu la totalité de l'humanité.Alors les êtres humains qui ne peuvent vivre sans un groupe trés longtemps se jettent dans tous ce qui peut les différentier provoquant l'éclatement de la communauté. En unifiant le monde par ses idées et sa culture l'occident qui a crut un instant à la fin de l'histoire a commencé à s'auto-détruire permettant à d'autre civilisations de l'élever à son niveau. Il n'y aura donc jamais de fin de l'histoire car pour qu'il y est un "Nous" (les français, les Turcs, les Chinois...) il faut qu'il y est un "Autre", un étranger un non membre de la communauté, quelqu'un à qui s'opposer, se différentier pour trouver une cohérence à notre propre groupe.
Rédigé par : yann | 08 août 2007 à 17:56
Ah! Yann,
Vous dîtes d'une manière tellement subtile et complexe ce que je pense avec mes gros sabots !
Dommage que vous y mêliez ce pauvre Régis qui ne nous veut pas de mal, même s'il se contente d'ouvrir des portes ouvertes !
Veuillez m'excuser... un envie de vous taquiner !
Rédigé par : Ozenfant | 08 août 2007 à 18:05
@Malakine
Puisque Ozenfant ne semble pas apprécier Régis Debray je mets un lien qui a un rapport direct avec ton texte, RD s'exprime sur les chef, en rapport direct avec Sarko bien évidement.
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=54549
Rédigé par : yann | 08 août 2007 à 19:08
@Yann,
Ce n'est pas que je n'apprécie pas Régis, mais les gens qui ont une pensée trop proche de la mienne comme par exemple feu Henry Laborit... finisse par m'énerver cat j'ai l'impression de relire un texte que j'ai écrit. Je préfère les gens dont l'imagination "ouvrent des portes inconnues".
Boudiou, je me la suis encore "pété grave"... va falloir que je consulte. Mimi, Boréale... un médoc ?
Rédigé par : Ozenfant | 09 août 2007 à 10:48
J'ai un peu bâclé mon "devoir" sur le commerce extérieur, mais comme çà, Yann pourra me "taper sur les doigts" !
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2007/08/dficit-du-comme.html#comments
Rédigé par : Ozenfant | 09 août 2007 à 18:43
oz,
La compétitivité française en décrue, c'est un peu beaucoup la perte des marchés hors coûts donc innovants. Le bordel qui règne dans les entreprises françaises n'y est pas pour rien, la rationalité( le vilain mot )y a fait place aux gourous de la communication psychologisateurs qui se prennent tous pour le nouveau Freud, une vraie pandémie ravageuse depuis une qunzaine d'années dans ce pays. Deleuze avait bien en son temps souligné ce qui nous arriverait.
En ce qui me concerne, je vais peut être bosser en allemagne( contacts en cours ), en Malaisie ou en suisse, et voir si c'est moins le souk là bas et si je peux gagner ma croute correctement sans être emmerdé par des abrutis toutes les 5 minutes. Si ca n'est que toutes les heures, ça sera un grand pas en avant.
Rédigé par : olaf | 09 août 2007 à 21:10
@Olaf
Attention avec l'idolatrie de l'Allemagne voici quelques chiffres:
"ALLEMAGNE ( juillet 2007 )
Suite aux chiffres exceptionnellement bons de l'année 2006 (meilleure croissance depuis 2000 avec un PIB de plus 2,7%), le gouvernement s'attend à une croissance de 2,3% pour l'année 2007. En 2006, la demande intérieure (consommation et investissements) a davantage contribué à la croissance totale que le secteur des exportations, contrairement aux 3 années précédentes. L'impact de l'augmentation de la TVA de 3% sur la conjoncture depuis le 1er janvier 2007 ne semble pas être trop accablant, ni pour la consommation privée, ni pour le taux d'inflation. Les exportations allemandes continuent à être florissantes. En 2006, l'Allemagne a connu la baisse de chômage la plus importante depuis 1949. Le taux de chômage était de 8,8% au mois de juin. Le déficit (2006: 1,7%) a été réduit pour passer en dessous de la barre des 3% pour la première fois depuis 2001 et un déficit de 0,5% est attendu pour l'année 2007.
Croissance économique en 2006 et prévisions pour 2007
- L'année 2006 a été une année exceptionnelle avec une croissance de 2,7% (meilleur taux d'accroissement depuis 2000). La contribution des exportations s'élevait à 1,1% alors que celle de la croissance intérieure (consommation et investissements) était de 1,6%. Ces dernières années, la situation était inversée et la croissance était liée principalement aux exportations.
- Pour 2007, les prévisions officielles du gouvernement ont été revues à la hausse pour passer de 1,7% à 2,3%. La plupart des instituts de recherche économique sont encore plus optimistes et envisagent une croissance de 2,5 à 3%.
Commerce extérieur
- En termes absolus, l'Allemagne est l' ¿Exportweltmeister¿ (le plus grand exportateur du monde) (pour les marchandises) depuis quelques années. Pour l'année 2006, le total des exportations (marchandises) s'élevait à 894 milliards EUR, ce qui représente une augmentation de pas moins de 14% (40% du PIB et 10% du commerce mondial). Pour 2007, on s'attend encore à une augmentation avoisinant les 6%.
- En 2006, le volume des importations représentait une augmentation encore plus importante de 16%, pour atteindre 732 milliards EUR. Cette hausse significative est un signe de la relance de la demande intérieure.
- L'excédent commercial s'élève à 160 milliards EUR.
- Les produits d'exportation les plus importants sont: l'automobile, les machines, l'installation de machines, les produits chimiques.
- Répartition sur les continents: 74% en Europe (65% pour l'UE), 12% pour l'Amérique et 11% pour l'Asie. En ce qui concerne les importations, ces rapports sont assez similaires à la différence près que l'Allemagne affiche un déficit commercial par rapport à l'Asie (les importations s'élèvent à 16,5%). Par rapport aux autres continents, l'Allemagne présente un excédent commercial.
- Il est étonnant de constater que l'Allemagne a amélioré ses ¿performances d'exportation¿ (un indicateur de l'OCDE déterminant si un pays augmente ses parts de marché extérieur ou non) de 5% depuis 1995. À titre de comparaison: les Etats-Unis, l'Italie, la France et le Japon accusent une perte de respectivement 19, 46, 17 et 11% depuis 1995.
Marché de l'emploi
- Pour la période 2006-2007, l'Allemagne a connu la baisse de chômage la plus importante depuis 1949. En juin, le taux de chômage s'élevait à 8,8%. La différence entre les anciens Länder à l'ouest (7,3%) et les nouveaux Länder à l'est (14,7%) reste cependant considérable.
- Cet important recul du chômage s'explique principalement par la modération salariale et les réformes du marché de l'emploi (introduites par le gouvernement Schröder) et renforcées par le gouvernement actuel.
- Cette modération salariale couplée des réformes drastiques du marché de l'emploi de ces dernières années ont eu pour conséquence qu'une croissance d'environ 1,5% est actuellement considérée comme la limite à partir de laquelle on observe des résultats positifs sur le marché de l'emploi (auparavant, cette limite se situait à une croissance de 2%).
Investissements
- Les investissements en biens d'équipement ont fortement augmenté en 2006 (+7,3%). Une hausse de près de 4% est attendue pour l'année 2007.
- Dans le secteur de la construction, on a pu à nouveau enregistrer des résultats positifs pour la première fois depuis 10 ans. En 2006, les investissements dans le secteur de la construction ont augmenté de 3,6%. On prévoit également une augmentation proche de 1% pour l'année 2007.
- Ces bons chiffres ont contribué au fait que les composantes intérieures de la croissance économique en 2006 ont dépassé à nouveau le volume des exportations pour la première fois depuis 3 ans.
Taux d'inflation
L'augmentation de la TVA de 16% à 19% depuis le1er janvier 2007 a eu un impact moins négatif qu'initialement prévu. Les augmentations des prix en conséquence de l'augmentation de la TVA ont été compensées en grande partie par des prix pétroliers plus bas. Les éventuelles répercussions négatives ont également été évitées grâce à un hiver exceptionnellement doux qui a surtout été bénéfique pour le secteur de la construction et le marché du travail. La plupart des experts comptent sur un taux d'inflation d'environ 2 à 2,3% pour 2007.
Situation budgétaire
- Les bons chiffres de croissance pour 2006 et les revenus fiscaux supplémentaires qui en résultent ont réduit le déficit à 1,6%. Grâce à cela, l'Allemagne passe à nouveau pour la première fois depuis 2001 sous la barre des 3% fixés par les objectifs de Maastricht. La procédure de déficit à l'encontre de l'Allemagne a entre-temps également été levée.
- Pour 2007 et 2008, le ministère des Finances prévoit un déficit annuel de 0,5%.
- Le taux d'endettement s'élève à 66%. "
pris sur :
http://www.diplomatie.be/fr/press/expresstelexdetails.asp?TEXTID=74435
On peut constater (pour qui n'est pas aveugle), que l'Allemagne à un déficit avec l'asie... Cela veut dire que les gens, comme moi, qui mettent en avant le fait que l'euro et dramatiquement surévalué on raison puisque même la "toute puissante" industrie allemande n'y résiste pas.
L'essentiel de l'excédent et le fruit du vole des autres pays européens, pour une bonne raison. Le précédent chancelier (Gerard pour les intimes) à pratiqué une dévaluation par dumping fiscal. La fameuse TVA sociale de Sarko est directement inspiré de cet expérience dont certain comme Gilbert fond les louages. Sauf que ces chiffres décrédibilisent complètement cette politique, en effet elle ne permet pas de rééquilibrer le commerce avec la chine.
L'évolution du taux de chômage qui était de 10.5%(1) en juin 2006 est passé à 8.8% en juin 2007. Est-ce vraiment spectaculaire une baisse de 1.7 point pour un accroissement des exportations de 14%? En faisant un petit calcul on trouve facilement qu'il faudrait un accroissement de 72.7% des exportation allemandes pour ramener le chômage à zéro, soit un passage de 894Md€ à 1544Md€ rien que ça le PIB de la France quoi. Etant donné que l'Allemagne améliore uniquement sa position au sein de l'UE je ne voit pas comment ce pays espère réduire sont chômage de cette façon, à moins de réduire à néant les économies de ses voisin et d'instaurer une espèce de 4eme Reich marchand. Bien sure ce calcul exclus l'effet relance du marché intérieur, mais l'atonie de l'Allemagne est lié à sa démographie la relance ne durera pas.
L'Allemagne pousse au bout de l'absurde la logique mondialisatrice celle qui considère que la croissance est le fruit de l'exportation. Elle ne voit pas que pour obtenir de tels excédent elle est obligée de tuer à terme la poule aux oeufs d'or à savoir ses marché d'export car ceci accumulent des déficits. Les problèmes que connaissent les pays déficitaires finiront par ses répercuter à terme sur les géants de l'export. Alors je crois qu'il est plus que temps de dire qu'un pays doit viser non pas l'excédent mais l'équilibre de sa balance des paiements, il faut punir par des mécanismes protectionnistes les pays qui tentent d'exporter leurs chômage, et les pousser à revoir leur politique intérieure. C'est valable pour la Chine (dont Gilbert à parlé récemment) mais également pour l'Allemagne dont la politique égoïste finira par se retourner contre elle.
(1)http://www.insee.fr/fr/insee_regions/alsace/zoom/stat_suisse_allemagne/stat_allemagne/conjoncture/statal_conjchomage.htm
Rédigé par : yann | 09 août 2007 à 22:59
J'allais oublier le crack mondiale est peut-être en train de commencer, notre président de la BCE à du injecter 94Md€ de liquidité pour éviter un drame. Des banques françaises (aprés les allemandes) commencent à ressentir des difficultés d'outre-atlantiques:
http://www.le-blog-immobilier.com/2007/08/crdit-crunch--2.html#more
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1201
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-08-08-Speculation
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=4493881
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=4490381
Rédigé par : yann | 09 août 2007 à 23:09
yann,
est une vraie mine d'infos, sans rire. Bien sûr que l'allemagne tire la couverture à elle, par la tva entre autres, je crois que bouba olga ou Alexandre Delaigue avaient bien montré que la tva est un mécanisme sangsue à l'égard des gentils partenaires européens, pas un outil absolu mais simplement relativiste dans la compétition fiscale.
Je n'idolâtre pas l'allemagne, d'ailleurs ceux qui l'ont fait il y a quelques décennies s'en sont mordu les doigts. De manière générale, je n'idolâtre rien du tout, n'étant pas rentier, je vais là où je peux à peu près correctement gagner ma vie, étant assez mobile de tempérament. Si l'allemagne se plante dans 2 ans, j'irai ailleurs, suisse, retour france ou usa. En attendant, l'allemagne se débrouille pas mal, ce qui montre qu'elle doit avoir un peu une compréhension de ce qui se passe.
Si j'y vais, c'est sans illusions, mais avec la curiosité de découvrir, y compris d'éventuelles déceptions et peut être aussi d'infirmer certaines de mes hypothèses, ce qui est toujours stimulant.
Changer d'air de temps en temps, c'est risqué mais
intéressant.
Un flibustier peut être, mais ceux ci ont été des novateurs de modèles sociaux au XVIII éme siècle, à Madagascar par exemple.
Ceci dit, je crois que le modèle rhénan persiste et sait produire quelques fruits comestibles.
Le modèle français actuel me parait mort de chez mort: élites publiques et privées, syndicats, politiques...une république bananière qui cherche à s'oublier en donnant des leçons aux pays africains qui ont bien appris de nous la corruption étatique.
Pour autant, je ne remets pas en cause l'apport passé d'après guerre des politiques sociales qui sont en train de se déliter.
Rédigé par : olaf | 10 août 2007 à 00:35
@olaf
Quand on est insomniaque on trouve le temps de s'informer, en regardant la télévision Québécoise (RDI) je suis tombé par hasard sur un reportage sur la crise aux USA et l'impact sur notamment les banques en France. J'ai mis ce que j'ai eu le temps d'enregistrer sur dailymotion:
http://www.dailymotion.com/reebob/video/x2q635_crise-economique_business
Rédigé par : yann | 10 août 2007 à 01:02
Tout le monde s'y met pour soutenir le marché même les asiatiques:
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=4494276
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=4494359
Rédigé par : yann | 10 août 2007 à 08:13
Tiens j'en remet une couche, la BCE à injecté 100Md€ hier dans le système bancaire. Oui vous avez bien lu 100Md€ en une seule journée équivalent de 10 fois le déficit de la sécu donner gratuitement au banques et au système financier qui gèrent tellement mal leurs affaire qui font appel à la puissance public qu'ils critiques sans arrêt, on arrête pas le cynisme. Après il vont faire la morale en demandant aux états et aux systèmes public d'être moins dépensier mais de qui se moquent on, vive la planche à billet.
Je met un enregistrement de Bloomberg qui en parle, vous ne risquez pas de l'entendre dans nos pseudo chaînes d'info:
http://www.dailymotion.com/reebob/video/x2q7hd_crise-du-subprime-20070810-083025-b_business
http://www.lefigaro.fr/marches/20070810.FIG000000059_la_crise_des_marches_force_la_bce_a_intervenir.html
une petite analyse du problème:
http://www.leap2020.eu/Crises-immobilieres-Au-dela-des-prets-a-risque-,-l-ensemble-des-operateurs-financiers-impliques-dans-le-marche-americain_a810.html
Rédigé par : yann | 10 août 2007 à 09:09
Boréale,
J'ai un texte pour vous qui se termine par:
"Accordez aux patrons français le droit d’investir et d’embaucher en étant moins pénalisé que sur leurs bénéfices, et vous allez voir que l’économie française repartira immédiatement.
TOUS les gestionnaires honnêtes et lucides le répètent depuis trente ans aux oreilles des zombies sourds qui nous régentent et dont Einstein dirait:
La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi !"
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2007/08/dficit-du-comme.html#comments
Rédigé par : Ozenfant | 10 août 2007 à 11:38
Encore un peu d'argent pour éviter le crack, la BCE injecte 61Md€ supplémentaire soit 150Md€ en deux jours (10% PIB français pour faire un comparatif) prêté au système bancaire.
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=4496036
Des blog qui parle de la crise (deux bons blog faisant parti du réseau freeman, des concurrents à Kiwi?)
http://carnetsdenuit.typepad.com/carnets_de_nuit/2007/08/tas-pas-cent-ba.html
http://www.lafinducapitalisme.net/post/2007/08/09/Ceci-nest-pas-un-exercice#comments
Rédigé par : yann | 10 août 2007 à 14:23
Mon cher yann,
mon post n'était pas du tout dirigé contre ce que vous dîtes.
D'ailleurs, dans l'ensemble j'apprécie la majorité de vos commentaires.
Je dis simplement que la macro économie devrait prendre connaissance des problèmes de la micro-économie avant de vouloir la régenter: C'est bien la moindre des choses !
Car, après tout, c'est nous, les entreprises qui vous nourissons.
Macro et micro doivent marcher de concert: ce n'est pas le cas !
@Lucia, la "pragmatique".
Je vais vous donner un exemple de la nécessité absolue de connaître l'entreprise avant de prendre des décisons économiques:
Vers la fin des années 90, Mr. Jospin a fait un essai de réduction des charges sociales.
Tous les "experts", les profs d'économie, les journalistes et les politiciens de droite comme de gauche ont fait allusion à cette baisse des charges !
S'il y avait eu un gestionnaire d'entreprise parmi eux, lors de toutes de dizaines d'émissions sur le sujet, ILS AURAIENT EU LA SURPRISE D'APPRENDRE QUE CETTE BAISSE THÉORIQUE n'avait jamais eu lieu, et qu’à la fin du trimestre (grâce à quelques «réajustements» fiscaux de l’état), le chèque de charges avait été lui PLUS IMPORTANT. C’est-ce que j’appelle l’expérience du carnet de chèque !
Pendant des années ces "beaux esprits" ont argumentés sur la NON EFFICACITÉ d'une baisse qui n'a jamais eu lieu. Elie Cohen et Mme Aubry prenant appui sur ce fait virtuel pour en déduire des raisonnements absurde de fait, sur l’inefficacité d’une telle mesure.
Rédigé par : Ozenfant | 10 août 2007 à 19:27
@ Ozenfant :
Je ne sais plus très bien de quel pragmatisme on parle, mais ton exemple est tout à fait parlant.
@ tous :
je vous conseille de regarder la vidéo située sur le site indiqué par Yann, (merci à notre tête chercheuse du web ;-)
je remets le lien :
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1201
Il parle en anglais, mais si vous ne parlez pas anglais, c'est encore mieux, vous n'écouterez que l'intonation et la hauteur de la voix. Il me fait penser aux fameux financiers de 1929 qui se suicidaient en se défenestrant... L'idée d'une crise américaine me faisait plutôt rigoler jusqu'ici... mais tout compte fait, je ne suis plus si sûre d'avoir envie de rigoler...
Rédigé par : Boréale | 11 août 2007 à 01:07
Deux textes supplémentaires :
1-Le comparatif avec la crise de 1929
http://www.lesaffaires.com/article/0/experts/2007-08-09/462099/ce-nest-pas-le-temps-de-paniquer--.fr.html
2-Le plaidoyer pour la stabilité monétaire en complément des politiques Keynésiennes de Jacques Rueff (ancien conseillé économique du général De Gaulle) texte écrit en 1956. Rueff fut un adepte de l'étalon or, il pensait que le monde ne connaîtrait jamais la stabilité aussi longtemps que la monnaie international serait le produit d'une nation. L'étalon dollars était pour lui une abomination, et il est à l'origine du discours de De Gaule sur la fin du système monétaire international basé sur le dollars(1):
http://herve.dequengo.free.fr/Rueff/AI/AI1.htm
(1)http://www.charles-de-gaulle.org/article_print.php?id_article=104
Rédigé par : yann | 11 août 2007 à 09:42
Jim Cramer fait un numéro de dingue sur CNBC et contrairement à ce que dit l'article, il ne se plaint pas seulement de perdre de l'argent, mais aussi pense que des dizaines de milliers de foyers sur endettés vont perdre la maison qu’ils ont acheté à crédit.
Il me semble quand à moi tout à fait crédible malgré ses excès de langage ! Achetez de l’or !
Rédigé par : Ozenfant | 11 août 2007 à 11:51
Boréale,
Je vais bientôt commettre un papier sur la part des mythes dans les différentes civilisations humaines depuis 50 siècles.
Cela pour montrer la part dérisoire que le pragmatisme à tenu et tient dans nos civilisations presque entièrement bâties sur des doctrines ou des superstitions.... le progrès par le développement industriel étant le dernier en date.
Spinoza, Copernic, Galileo ou Voltaire savent ce qu'il en coûte de montrer du doigt ces superstitions, et à quel point le pragmatisme rend fous les croyants !
Rédigé par : Ozenfant | 11 août 2007 à 12:08
Les marges d'initiative et d'innovation sont suffisantes pour préserver et développer notre économie (cf hausse de la production industrielle de 5.6 % sur un mois en Allemagne, lequel pays a plus de handicaps économiques en terme de coûts de production que la France).
Les déficits publics et sociaux : il faut supprimer progressivement les aides de l'état à l'entreprise et lui rendre ces fonds pour équilibrer le budget national ; les plans emplois n'ont aucune efficacité actuellement pour lutter contre le chômage et les mesures prochaines de Sarkozy sur les heures supplémentaires représentent un délire de gestion macro-économique de la France évidemment antagoniste à toute forme de lutte contre le chômage ; le pouvoir d'achat créé artificiellement ne procurera qu'un déséquilibre de la balance commerciale et du mal vivre pour les stakhanovistes à l'insu de leur plein gré et les chômeurs.
La csg (voire plus stupéfiant la csg retraite !!!) chère à Hollande qui revendique dans le même temps la suppression du bouclier fiscal (la csg n'est pas progressive et donc figure une arnaque pour les bas revenus) ou encore un nouveau pompage de charges sociales assises sur la masse salariale.
Il reste une solution d'avenir très adaptée à notre économie moderne et à notre effort de solidarité nationale, soit une contribution applicable au chiffres d'affaires des sociétés Hors Taxes et non récupérable comme l'est la TVA : 0,03 % rapportent 1 Miliard € par an, le déficit annuel de la sécu tous risques confondus est couvert par une contribution non récupérable de 0.30 %, un taux de 4.7 % remplace l'intégralité des charges sociales patronales sur salaires hors risque ATMP !!!. Là est la vraie solution qui permet déjà de couvrir (via la C3S au taux de 0.13 %) un tiers des retraites des non salariés. Qui aura l'intelligence basique utile pour comprendre ce raisonnement économique incontestable ? L'emploi accompagnera évidemment cette mesure de substitution d'assiette et d'allègement des charges patronales en rendant nos coûts salariaux et de production encore plus compétitifs et nos systèmes de sécurité sociale plus viables dont les retraites par répartition. Il serait nécessaire que nos politiciens profitent des vacances pour se muscler la cervelle plutôt que l'égo afin de pouvoir admettre un jour cette solution si évidente (utilisée pourtant -personne ne s'en est aperçu- par Douste le Hardi, dit le toulousain, en l'an 2004 de notre ère lors de la réforme de l'assurance maladie, mais au taux timoré de 0.03 %) mais si attentatoire au dogme libéral qui est animé de la très haute ambition de mettre à genoux notre modèle social ! Ceci pouvant expliquer la faible musculature cérébrale de nombre de nos politiques.
Sur la mondialisation, il faut en effet maintenir notre appareil productif et mes solutions s'expriment au profit des coûts de production français et encore plus pour les productions et services locaux.
Sur la mondialisation et l'économie monopolistique, nous pouvons y résister en parcourant d'autres champs économiques notamment environnementaux où nous aussi nous pouvons acquérir des statuts "Bill Gatiens" ; pensons à manger les autres avant d'être absorbés ! l'exemple d'Alcatel achetant Lucent me convient bien et je souhaite donner de la profitabilité aux structures du territoire national pour que ce conglomérat maintienne ses racines en France.
Il n'est pas question de produits bas prix pour les uns et de luxe pour les autres. Riches ou pauvres achètent chinois ou coréen s'ils y trouvent intérêt.
Pensons aussi que des coûts de production maitrisés, une protection sociale équilibrée, des comptes publics remis à plat contribuent entre autres à développer les investissements locaux à partir des fonds étrangers. Et la vraie croissance durable est celle assise sur l'investissement et non celle résultant de la seule relance de la consommation.
Si CSI sensible il y a, baisse très importante des charges sociales patronales il y a aussi sauf ... pour les semi-finis et les finis importés. Mais comment lutte-t-on contre les délocalisations ?
Rédigé par : Co/Quétinois | 11 août 2007 à 19:22
@Co/Quétoinois
Apparemment vous n'est pas au courant de ce qui se passe dans l'économie américaine, avoir des "Bill Gatien" ne semble pas lui servir à grand chose pour équilibrer sa balance des paiements.
Les solutions que vous proposer comme beaucoup de personne qui en générale n'aiment ni les dévaluations, ni les barrières douanières , ne sont pas à la hauteur du problème commerciale que connaissent les pays occidentaux et que la bulle monétaire du Dollars cache depuis au moins 20 ans.
Les nouveaux pays industrialisé n'ont rien en commun en taille avec nos propre marché, la masse de travailleur qualifié ou non provenant de ces pays font que ces nations deviendront naturellement les plus créative. Le cas de la Corée du Sud est un cas d'école, mais elle ne faisait que 41 millions d'habitant son évolution spectaculaire n'a pas détraqué notre propre système économique. La Chine c'est 1300 millions de personne, c'est une population active représentant plus que le Japon, l'UE et les USA réuni, et il y a l'Inde, le Brésil, la Russie et tout les autres. Jamais l'occident n'a eut à faire face à des nation développé de cette taille. Ces pays n'ont aucune raison de ne pas nous rattraper techniquement, et ils le font rapidement condamnant nos seules avantage à disparaître. Le seul avenir pour nous est donc de vivre sur notre propre marché en restreignant leur accès au pays dont le différentielle productivité salaire est proche du notre. Si nous ne faisons pas çà nous sommes condamner à la baisse rapide de notre niveau de vie et à l'alignement sur le salaire moyen mondiale.
@Ozenfant
Il y en a qui doive se réjouir en voyant leur prévisions se réaliser:
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-16-est-disponible-!-Crise-systemique-globale-Ete-2007-La-Fed-perd-le-controle-de-l-evolution-des-taux-d-interets_a709.html
Ce texte date de mai me semble-t-il.
Rédigé par : yann | 11 août 2007 à 19:51
Un peu de technique et retour en arrière sur le WTC du 9/11, le béton, la métallurgie, la cinématique et les cinétiques exothermiques :
http://video.google.com/videoplay?docid=-4049590380102614532&hl=fr
Remarquable investigation.
Rédigé par : olaf | 11 août 2007 à 22:39
@Yann,
Bonne réponse à Qurétinois !
Quand aux gens qui se réjouissent que leurs prédictions se réalisent, j'espère POUR EUX que cela n'est vrai que dans le cas de prédictions heureuses !
J'ai bien lu votre lien, c'est très intéressant et montre qu'il n'y a pas que le gouvernement Français qui truque les statistiques "la première des sciences inexactes(Goncourt)"
Ce qui arrive en ce moment couvait depuis un bout de temps, et "Marianne" en parle depuis des mois.
Rédigé par : Ozenfant | 12 août 2007 à 12:01
Bonsoir à tous ! :-) (de retour sur Terre !)
Est-ce que vous êtes allés voir ce type, l'analyste financier américain qui perd ses nerfs et en arrive presque à prier la sainte vierge pour que la FED agisse massivement ?
Pour ma part, Olaf, je suis allée voir la vidéo que tu indiques sur le 11 septembre. Vraiment remarquable effectivement. Beau travail d'investigation qui pose beaucoup, beaucoup de questions. Je n'étais jamais allée chercher ces infos sur le 11/9, parce que l'idée que les Américains aient pu organiser eux-mêmes une telle catastrophe me paraissait loufoque. Le film ne dit pas ça, mais il pose des questions que les médias ne se sont pas posées ou ont dissimulées.
A toutes ces questions s'en rajoute une autre, personnelle à chacun : comment peut-on accepter sans réfléchir les explications techniques qu'on nous sert, alors que sans être expert en démolitions d'immeuble, le rapport entre 2 avions foncant en haut des tours, et leur destruction totale paraît, en effet, pour le moins déséquilibré ?
Je suis restée scotchée devant ce film... J'ai horreur de la parano, mais vraiment, on aurait besoin de comprendre.
Rédigé par : Boréale | 13 août 2007 à 22:12
@Boréale
J'ai du mal à penser que les crétins de la maison blanche dont la finesse stratégique est si grande que nul ne peut ignorer leur motivations réel puissent être à l'origine des attentats du 11 septembre. Je suis tout à fait d'accords avec les gars du monde diplomatique pour qui Busch et ses "potes" sont juste des idéologues trop iréalistes pour réussir quoi que ce soit (on le voit bien en Irak).
Enfin pour la crise des subprime il semble que l'injection massive de liquidité est stabilisé le marché (enfin pour l'instant le fond du problème n'étant pas réglé). La bonne nouvelle dans tout ça c'est que l'euro baisse un petit peu, la BCE ayant pratiqué une politique interventionniste qu'elle dit engénérale combattre lorqu'elle vient des etats. Enfin lorsqu'un libérale vous parlera demoins d'état et de ne pas réguler vous pourrait toujours lui sortir cette histoire des 150Md€ injecté en deux jours pour sauver ces pauvres riches au bord de la faillite pour cause de cupidité incompressible.
La plus interressante des nouvelles économique de la journée c'est le taux d'inflation chinois qui atteind 5,6%. C'est beaucoup même si la Chine a une forte croissance, elle commence à payer le prix d'une monnaie trop sous-évaluer, celà va contraindre la BC chinoise à réahausser ses taux directeur ce qui par conséquent devrait réévaluer le Yuan et la çà craint pour Washington. En effet si la monnaie chinoise augmente en valeur face au dollars cela signifi que les énormes réserves de liquidités de la chine (bon du trésor, titre de dettes, billet) vont se déprécié relativement à la dévaluation du dollars. La Chine risque donc de diversifier plus rapidement que prévue ses réserves, d'autant que celle-ci se remplissent à un rythme de plus en plus rapide à cause de l'excédent commerciale croissant exponentiellement. C'est peut-être plus grave que les risques boursier, le point faible de l'empire c'est le dollars, c'est de là que viendra le chute, et c'est la chine qui tiens les USA par les c..
http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/info_express/economie/economie_detail/(contenu)/118559
Rédigé par : yann | 13 août 2007 à 22:58
9/11,
La thèse du film est intéressante parce que il ne s'agit pas d'un mégacomplot synarchique orchestré par la maison blanche, hypothèse paranoïde défendue par les contestataires initiaux de la version officielle. Il y aurait bien eu un attentat terroriste issu d'un complot islamiste. Mais la date de cet attentat semble avoir été supposée très probable par certains du FBI ou de la CIA, voir d'autres enquêtes sur le sujet. Comme dans toute administration ou même entreprise, d'autres de la CIA pensaient autrement et donc le gouvernement les a crus eux et pas les premiers. C'est courant dans l'histoire, du renseignement en particulier, voir Pearl Harbour ou la prévision du débarquement de Normandie par certains du renseignement allemand de l'époque.
Là il s'agirait d'une arnaque à l'assurance et possiblement par la même occasion la destruction de dossiers Enron entre autres, le coût du désamiantage étant astronomique. Il est possible que le propriétaire ait eu vent d'un attentat probable, les murs des organes du renseignement n'étant pas étanches, à cette date et en ait profité pour liquider ses belles tours au même moment. Al qaïda n'en sachant rien mais a sûrement été flatté à posteriori de l'efficacité de son attentat, Allah a dû les aider ont ils dû penser.
De toute façon, il faudra des décennies avant d'infirmer la thèse officielle, au cas où elle serait fausse. Car républicains ou démocrates seraient bien embêtés qu'elle ne soit pas la bonne.
Alors évidemment c'est pas moral, mais dans différentes guerres, sous prétexte de sauver des vies ou la nation on choisi d'en sacrifier. Pour la mafia, on voit que pour sauver la sainte famille et ses intérêts, quelques vies sont nécessaires.
Rédigé par : olaf | 14 août 2007 à 00:20
Très intéressant Yann, tout ce que tu écris sur la Chine. Cette affaire d'inflation chinoise m'intéresse beaucoup moi aussi. Il paraît que c'est à cause de la maladie de l'oreille bleue (j'adore :-) :
http://www.ginisty.com/weblog/2007/07/le-porc-de-lang.html
@ Olaf, au sujet du type qui a acheté les tours : joli tour de passe passe, où comment transformer 15 millions de $ en 7 milliards en quelques mois...
J'aimerais bien trouver la formule pour faire de même avec mes économies, mais j'ai l'impression, vu le crack qui nous pend au-dessus de la tête, qu'elles vont se voir appliqué le ratio exactement inverse...
(15 millions de $ le WTC... ça paraît crédible ???)
Rédigé par : Boréale | 14 août 2007 à 01:20
Toujours sur le 9/11,
Ici, ils y vont très fort :
http://video.google.fr/videoplay?docid=-6305684796532777868&hl=fr
La notion de complot est utilisée, me semble-t-il, comme un argument permettant de pathologiser, psychiatriquement parlant selon une nosologie type DSM, ceux qui envisagent d'autres versions, même si ils le font avec des arguments techniques et rationnels.
D'autre part, le film ci-dessus souligne bien que la crédulité de la plupart se base sur des fondements moraux, surtout aux USA, de la population qui ne peut accepter que ceux qui la gouverne puissent être machiavéliques.
Sur l'autre versant, ceux qui contestent le gouvernement Bush en se rassurant qu'il est totalement idiot font preuve d'un optimisme un peu naïf ou d'un déni de leur inquiétude, au choix. L'idéologie, et même le fanatisme, n'empêche pas l'efficacité sur certaines actions, le nazisme, entre autres, l'a bien montré. Il faut n'avoir rien retenu de l'histoire, pour penser le contraire. La vieille technique du bouc émissaire est toujours très efficace quand les ressources matérielles viennent à manquer ou que des gros problèmes se profilent à l'horizon.
Les sectes sont un bon modèle de prototype de ce qui peut se passer à la plus grande échelle dans un pays.
La guerre n'est qu'une succession de stratégies d'informations asymétriques( trivialement dit, des complots), l'économie fonctionne aussi en bonne partie là dessus. La gentille fable du dilemme du prisonnier est très simpliste( coopération ou pas), comme si le déroulement d'une confrontation se faisait sur une décision avec matrice à quatre cases, alors qu'il s'agit d'une succession et d'agrégats de décisions. Aucun adversaire aux échecs n'annonce toutes ses stratégies, aucune entreprise ne dévoile ses brevets avant de les avoir déposés etc...même si les relations entre partenaires-adversaires nécessitent des accords sur certains points et donc d'un peu de visibilité, non pas de transparence qui me paraît un terme à la mode assez nunuche.
Qui du réchauffement climatique ou du pic oil nous posera le premier des soucis, à moins d'une percée dans le domaine de la fusion nucléaire( ITER ou autre ) ? Les cycles économiques sont historiquement liés à l'énergie( Kondratieff). Les NTIC et internet ne sont pas près de prouver le contraire en prenant la relève.
Rédigé par : olaf | 14 août 2007 à 02:36
@Boréale,
Significatif, la réaction de Jim Cramer.... (http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1201)
a quand un analyste français se laissant aller contre les propos aseptisés de nos "experts" ???
Pour ce qui est de la version du "complot" du 11 septembre, et en tant que concepteur mécanicien, je n'y crois pas une seconde.
La conception des grattes ciel à carcasse métallique est très en retard sur celle des pyramides d’Egypte !
En effet les contraintes sur la base sont cent fois plus élevées qu’à l’avant dernier étage et la résistance de l’armature métallique n’est pas du tout proportionnelle à ces contraintes.
En règle général les écoles d’architecture accordent peu d’intérêt à la résistance des matériaux, sauf dans la construction des ponts (comme celui de Millau).
Un tremblement de terre à New-York serait «croquignollet» !
Les explications de "l'effondrement en cascade du mille-feuilles" donnée après l'effondrement des tours jumelles (auquel j'ai assisté en direct depuis la 1ère minute), m'avait parût tout à fait cohérent, pour autant que l'on puisse juger depuis son poste de télé (et je suis plutôt porté à discriminer et à douter de tous les discours officiels).
En ce qui concerne l'économie en général, j'ai toujours pensé que ce qui reste lors que les différentes bulles ont explosées, c'est l'outil de production et éventuellement l'outil de distribution.
Les commentaires des économistes comme Alan Greenspan promettant le plus brillant avenir à la France (il y a une dizaine d'années) m'avait bien fait rigoler.
Car si l'économie peut ruiner une industrie en bonne santé, elle ne peut en aucun cas reconstruire une industrie en voie d'être ruinée par la concurrence non régulée de pays utilisant des "esclaves" comme la Chine et par une fiscalité idiote et obsolète.
Rédigé par : Ozenfant | 14 août 2007 à 10:23
Puisque Malakine semble occupé et en attendant qu'il nous concocte un nouveau texte voici un site (que je viens de trouver) qui parle de la monnaie et de la place des banques dans le système économique. Les auteurs ne sont pas tendre avec Maastricht (et je les comprend) c'est un site ancien mais qui est toujours dans l'actualité avec cette crise mondiale qui nous pend au nez:
http://www.fauxmonnayeurs.org/
et un texte de Maurice Allais sur la crise de 1929:
http://www.fauxmonnayeurs.org/articles.php?lng=fr&pg=47
Rédigé par : yann | 14 août 2007 à 10:39
@Ozenfant
De toute façon il faut être diablement stupide, ou aveugle pour croire qu'un pays qui ferme des usines et perd des savoir faire tout en continuant à consommer est un pays qui s'enrichit. Il y a des gens qui devraient écouter certains proverbes " Si tu veux aider un homme qui a faim tu peux lui donner un poisson et le nourrir une journée, mais si tu lui apprend à pécher il se nourrira toute sa vie" et que se passe-t-il quand l'homme qui savait pécher achète son poisson au commerçant chinois du coin parce que moins fatiguant et n'enseigne pas à ses enfants comment pécher?
Rédigé par : yann | 14 août 2007 à 10:47
@Yann,
Bien que ne m'intéressant que de loin à la macro-économie, je me suis en effet toujours demandé comment les USA pouvaient justifier leur demande de dévaluation du Yuan compte tenu des 400 milliards de dollars d'avoir chinois... Ils (les experts US) doivent bien se douter que si la Chine acceptait de ré-évaluer,ce ne serait qu'après avoir transformé leurs avoirs en valeurs refuge, mais lesquelles ??? Exist-il 400 milliards de réserve d'or disponible ?
@Olaf,
Très vrai et intéressant vos comparatifs avec les périodes de guerre. Mais au delà de tous cela, n'est-ce pas tout ce monde financier virtuel, dont la base est une croissance anarchique et exponentielle sans limites ni contraintes... qui est remis en cause, à la fois par son caractère fascisant et par la destruction irrémédiable de la planète qu'il induit ?
Rédigé par : Ozenfant | 14 août 2007 à 10:52
Yann,
Votre dernier commentaire est plus dans mon style que dans le vôtre... (Rires).
Rédigé par : Ozenfant | 14 août 2007 à 10:57
He hop, encore 7,7Md€ d'injecté dans le marché boursier par la BCE, à part ça tout va trés bien nous dit-on.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=4504360
La BCE saurait-elle des choses qui ne faut pas ébruiter? Elle a quand même emit l'équivalent d'un tiers de la dette française en une semaine, c'est pas mal non? Puisqu'elle est apparement controlé par des bons samaritains il serait peut-être temps que notre tsar Nicolas aille demander à Jean Claude Trichet d'éponger une partie de la dette, voir toute la dette comme ça NS pourrait présenter un budjet excédentaire malgrès la croissance neurasténique du pays.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=4504757
http://www.boursorama.com/infos/actualites/actu_index.phtml?&p=2
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=4503923
Rédigé par : yann | 14 août 2007 à 13:08
oz,
Les gratte ciel, même dans les sixties, étaient calculés par des ingénieurs type pont, les architectes étant incapables de ça, d'autant plus que pas de logiciels de simulation numérique à l'époque.
Sinon, la finance actuelle est le reflet d'une organisation de la société, donc de la politique, qui n'est pas en phase avec la réalité des nouveaux enjeux de l'emploi et de l'information. On en est encore à la politique pointeuse dans le domaine du travail innovant...La politique de Sarko sur la réforme de la fonction publique montre bien le côté néolithique de leur( ses sbires ) incompréhension des mutations en cours : indicateurs bureaucratiques etc...
Rédigé par : olaf | 14 août 2007 à 16:04
Un lien économique interessant donnant l'évolution de l'économie française entre 1956 et 2006. On voit la trés nette rupture de 1974, mais que s'est il passé en 1974, le crack pétrolier oui, mais surtout c'est l'année de l'abandons de la politique protectionniste européenne, la supression de la prés$férence communautaire, à cela s'ajoute la mise en place du change flottant et l'abandon du dollars garanti or (1971 Nixon):
http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1136/ip1136.html
les graphiques sont trés parlant, il n'y a pas de mystère quand on regarde l'historique économique même si Gilbert pense que les statistiques sont inéxactes c'est surtout le cas sur le court terme pour faire des arrangement politique, lorsque l'insee parle du passé elle est moins influencé par le pouvoir:
http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1136/graphiques.html#graphique1
Rédigé par : yann | 14 août 2007 à 16:54
@Yann,
Intéressante l'évolution de l'économie française, il ne faut pas pour autant oublier la complexité des phénomènes connexes comme la multiplicité des nouveaux acteurs.
"quand l'insee parle du passé elle est moins influencé par le pouvoir:"
On est aussi d'accord la dessus, Yann !
Rédigé par : Ozenfant | 14 août 2007 à 18:46
Encore un petit texte histoire de s'occuper :
http://www.vdare.com/roberts/070808_china.htm
Il y a des américains qui se rendent compte des problèmes qu'ils ont avec la Chine.
Rédigé par : yann | 14 août 2007 à 19:49
@Yann,
Je vais lire ça avec gourmandise !
Chez les B&B's:
Le mysticisme est-il entrain de terrasser la raison ?
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2007/08/le-mysticisme-e.html#comments
Rédigé par : Ozenfant | 15 août 2007 à 10:02