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07 avril 2009

Commentaires

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yann

@Linda

Sur la société postindustrielle il y a aussi le simple fait que la hausse de la productivité dans l'agriculture et l'industrie, avaient donné une place de plus en plus importante aux métiers du tertiaire durant toute la durée des trente glorieuses. La période d'abrogation de la politique de préférence communautaire en 1974 correspond également au basculement numérique dans la répartition des emplois, le tertiaire devenant alors dominant en terme d'emploi. Ce basculement a précédé la rupture libre-échangiste. Cela à probablement favorisé électoralement les idées de promotion de libre-échange la majorité vivant du tertiaire ne faisant plus forcement le lien entre son intérêt économique et l'intérêt de l'industrie national. La poussé de l'individualisme aidant, plus l'influence des grandes entreprises qui trouvaient la France trop petite pour leurs ambitions ont fini par avoir raison de la régulation commerciale.

@Opossum
Il me semble que beaucoup d'économiste se prévalent de Keynes sont des libre-échangiste. Paul Krugman faisait encore l'apologie de la mondialisation il n'y a pas si longtemps sans parler de Stiglitz. Je constate que beaucoup de personne se disent keynésienne, libérale ou marxiste sans pour autant être proches des idées de Keynes, Adam Smith, ou Marx ou en éludant certain phase de leurs raisonnement déplaisante qui passe comme par hasard à la trappe.


La destruction-créatrice est un concept de Shumpeter qui a été complètement détourné de ses propos d'origine exactement comme pour les auteurs précédemment cité. Ainsi par exemple la montre numérique a-t-elle remplacé en grande partie la montre mécanique, le tracteur a remplacé le cheval etc... Dans le raisonnement de Shumpeter l'amélioration technique détruit les anciennes industries les remplaçant par de nouvelle qui remplissent les mêmes besoins. J'assiste sur ce point car les hurluberlus de la société post-industrielle ont juste retenue que les nouvelles industries remplacent les anciennes. Ce qui est absurde les semi-conducteurs ne vont pas remplacer l'industrie de la chaussure or c'est ce qui a été vendu depuis trente ans. On a fait croire au citoyens que le Hitech allé remplacer l'ancienne industrie ce qui n'est vrai que lorsque ce Hitech concerne une évolution d'une industrie déjà installé comme dans l'exemple de l'industrie de l'horlogerie. La seule chose qui puisse faire que nous n'ayons plus besoin d'industrie du textile par exemple serait que tout le monde devienne nudiste, en vérité une société réellement post-industriel devrait être une société extraordinairement frugale ce n'est pas vraiment ce que je constate des sociétés occidentales actuelles. Non nous nous sommes juste employés à faire faire à d'autre le remplissage de nos propres besoins de base en pensant que ces derniers plieraient indéfiniment aux exigences des multinationales occidentales, manque de bol les asiatiques sont aujourd'hui suffisamment développé pour se passer de nos marchés à l'export.

olaf

Sans vouloir peser, Linda est convaincue d'être du bon côté de ce qui est compréhensible. Pourquoi pas ? Mais qu'elle en dise plus. Seul en dire plus signifie.

Crapaud Rouge

@oppossum qui écrit : "le protectionnisme n'est pas une alternative à l'idéologie libérale parce qu'il ne peut en aucun cas constituer un projet d'ensemble." : pas du tout d'accord ! Le protectionnisme a un projet d'ensemble qui est de protéger ce qui mérite de l'être. C'est le libéralisme qui n'en a aucun. Notons qu'il est bien plus difficile d'imposer un "projet d'ensemble" que rien du tout, comme le rappelle Linda : Tatcher a pu "démanteler sans coup férir plus d’un siècle de protection sociale". Tout comme on a fait disparaître en quelques décennies du pétrole et des forêts qui avaient mis des millions d'années à se former.
Quoiqu'il en soit, le protectionnisme va peut-être s'imposer plus facilement qu'on croit, car la Chine va sortir de la crise avant l'Europe, et, personne ne voulant voir l'histoire se répéter, on trouvera tout à fait légitime de s'en protéger.

Linda

@ Cher Oppossum

Si ! Si ! Un demi canular (j’avais également fait suggérer des choses très sérieuses) monté par une pensée « bien charpentée » (bof ! Je fais ce que je peux) oblige à des échanges bienveillants : la preuve ! Et puis n’en rajoutez pas non plus sur le « lèse Linda » ( ?) la condescendance où je ne sais trop quoi d’autre, ceux qui me connaissent –vous en faites désormais parti- savent que j’ai un côté invariablement farceur (en fait l’enfant c’est plutôt moi !). Ce n’est pas le pire, une sorte de soupape personnelle, et j’ai au moins l’honnêteté de vous laisser le choix d’en faire ce que bon vous semble.
J’en viens à votre long commentaire dont je vous remercie.
- J’ai évoqué les libéraux qui considéraient le protectionnisme comme responsable de la dépression des années 30 et par contre coup de la marche à la seconde guerre mondiale, et je vous ai donné un ordre chronologique bien précis de la manière dont les choses se sont réellement passées (crise boursière, puis crise du crédit, puis effondrement du commerce mondial, puis sauve qui peut des nations et protectionnisme réflexe). Pour appuyer mes propos je vous ai cité Jacques Marseille, ce qui n’est pas un hasard, d’abord parce que cet homme se revendique libéral, et ensuite parce que je venais juste de lire un article de lui consacré à la crise de 29 dans le numéro conjoint que « Marianne » et « L’histoire » ont édité récemment sur les crises économiques en général. Je vous renvoie à cet article pour constater vous-mêmes que la chronologie précédemment établie y est clairement remise en cause avec en arrière plan une mise en exergue insidieuse du protectionnisme. Vous me dites de votre côté qu’aucun « libéral sérieux » ne soutiendrait une thèse pareille et je veux bien faire amende honorable.
Mais alors je vous pose en retour la question : qu’est-ce qu’un libéral sérieux ou plutôt qui est un libéral sérieux ? Là encore je me repens de ma malveillance et entend bien vous concéder qu’aucun libéral sérieux ne fait partie de la foultitude de gens qui, depuis septembre dernier, se proclament libéraux et soutiennent ostensiblement que le protectionnisme c’est la guerre assurée (au hasard pour ne retenir que les « candides » habituels sur les ondes radio : Guetta sur FI, Apathie et la clique « d’On refait le monde » sur RTL, Elkabbach à Europe, même le bon Bourdin sur RMC). Même si -j’enfonce le clou- je suis prêt à reconnaître que nous ne parlons ni de la même chose ni des même gens.
Je veux bien admettre de même que la « vague libérale » dont on nous rebat les oreilles depuis trente ans est un terme impropre et que l’on devrait plutôt dire la « vague alter globalo keynesienne » pour ne pas dire des bêtises (bien souligner la main sur le cœur le côté keynésien tant des dépenses militaires US que de l’attribution des prêts subprime par les GSE). Tel le Christ, Je demande pardon aux libéraux sérieux que le monde entier, se soit gouré à ce point là, en prenant tout un tas de vessies pour leur lanterne. Sur ma croix, je me permets quand même de poser une question lancinante : pourquoi le quart de siècle écoulé derrière nous a vu l’écrasante majorité des élites se prétendre libérale ? Pourquoi « la pensée unique » si justement identifiée par Jean François Kahn (vous le contestez ?) a systématiquement avancé sous cette étiquette là durant la même période ? Pourquoi même la gauche, dans ses errements et ses égarements dits « post-industriels » a elle aussi revendiquée son action comme « social-libérale » (vous êtes bien bonne avec elle, personnellement cela n’est jamais passé et ne passera jamais). Vous me reprochez de caricaturer les choses mais reconnaissez quand même que toute cette avancée idéologique aura été immensément, grotesquement, CARICATURALE.
Vous conviendrez peut-être aussi que le débat que nous menons à l’instant présent offre une étrange similitude avec celui mené depuis des lustres entre le « vrai » socialisme et le socialisme réel !
- Sur le plan purement technique, je suis prêt à admettre avec vous que le protectionnisme n’aura été qu’un outil imparfait dans la grande crise des années trente. Mais l’ampleur du marasme était telle qu’il fallait faire quelque chose, parce que le temps de l’histoire n’est pas le temps des économistes, et parce qu’il arrive que ceux qui dirigent les peuples aient des comptes à leur rendre. Supposons que vous ayez eu raison, que la sortie de crise ait pu être envisagée techniquement comme « meilleure » ( ?) sans mesures protectionnistes. Vous pensez vraiment que cela aurait arrangé quoi que ce soit ? L’impatience des peuples en certaines circonstance étant ce qu’elle, je crois au contraire que les choses auraient été pires !
- Sur le libéralisme thatchérien, il est vrai que mon commentaire était court et pêchait donc par manque de nuance. Le livre de Wilson (génial, je vous invite encore à le lire) a été écrit au tout début des années quatre vingt dix, c'est-à-dire après même le « règne » de Thatcher, mais à une époque où l’essentiel du thatchérisme prospère encore dans la vie politique britannique. Le très jeune Wilson (25 ans alors !) n’a donc pas connu les luttes terribles auxquelles vous faites allusion (je pense que vous parlez surtout de la grande grève des mineurs de 84/85). Il constate simplement que le « détricotage » des droits sociaux se poursuit allègrement et qu’il est rendu d’autant plus facile à mettre en œuvre que la classe ouvrière a été vaincue et s’est complètement déstructurée. Je ne vous suivrais tout de même pas sur le parallèle que vous établissez entre l’histoire de l’attribution de ces droits et celle de leur destruction. Même si le mécanisme qui a mené à l’état providence était grippé en Angleterre comme partout, l’histoire de sa mise en œuvre a été longue et douloureuse. Les acquis ne sont pas tombés du ciel, et la phase « catégorielle » que vous dénoncez n’aura été finalement qu’un épisode très bref. Je persiste à croire que dans la phase de désarroi qui a suivi les deux chocs pétroliers, il était plus facile de mettre sans discernement l’appareil à la casse que de chercher à atténuer celle-ci (comme cela s’est fait en France, c’était la moindre des choses de la part d’un gouvernement de gauche).
- sur « l’illogisme » de l’opinion française, je crois que c’est vous qui faites dans la facilité et le cliché. Il est vrai que les français sont « anti-libéraux », mais par fond anthropologique, parce que leurs velléités de liberté finissent toujours par heurter leurs vieilles racines égalitaires (Todd). L’assertion sur le « libre-échangisme » des français est beaucoup moins sérieuse. Les français écartent (apparemment en majorité) le protectionnisme parce que leurs élites ont décidé à leur place, et que celles-ci ont martelé la chose avec suffisamment de componction pour que leur peuple puisse proposer autre chose.
Bonne nuit Oppossum et gaffe aux requins !

@ RST
Tout à fait ! Vous avez magnifiquement déjoué tous les pièges ! Si un jour je passe à la direction de la BCE, je ne manquerai pas de penser à vous : généreusement, et sans lésiner sur la planche ! (boutade)
Cordialement.


Linda

@ Cher Oppossum

Si ! Si ! Un demi canular (j’avais également fait suggérer des choses très sérieuses) monté par une pensée « bien charpentée » (bof ! Je fais ce que je peux) oblige à des échanges bienveillants : la preuve ! Et puis n’en rajoutez pas non plus sur le « lèse Linda » ( ?) la condescendance où je ne sais trop quoi d’autre, ceux qui me connaissent –vous en faites désormais parti- savent que j’ai un côté invariablement farceur (en fait l’enfant c’est plutôt moi !). Ce n’est pas le pire, une sorte de soupape personnelle, et j’ai au moins l’honnêteté de vous laisser le choix d’en faire ce que bon vous semble.
J’en viens à votre long commentaire dont je vous remercie.
- J’ai évoqué les libéraux qui considéraient le protectionnisme comme responsable de la dépression des années 30 et par contre coup de la marche à la seconde guerre mondiale, et je vous ai donné un ordre chronologique bien précis de la manière dont les choses se sont réellement passées (crise boursière, puis crise du crédit, puis effondrement du commerce mondial, puis sauve qui peut des nations et protectionnisme réflexe). Pour appuyer mes propos je vous ai cité Jacques Marseille, ce qui n’est pas un hasard, d’abord parce que cet homme se revendique libéral, et ensuite parce que je venais juste de lire un article de lui consacré à la crise de 29 dans le numéro conjoint que « Marianne » et « L’histoire » ont édité récemment sur les crises économiques en général. Je vous renvoie à cet article pour constater vous-mêmes que la chronologie précédemment établie y est clairement remise en cause avec en arrière plan une mise en exergue insidieuse du protectionnisme. Vous me dites de votre côté qu’aucun « libéral sérieux » ne soutiendrait une thèse pareille et je veux bien faire amende honorable.
Mais alors je vous pose en retour la question : qu’est-ce qu’un libéral sérieux ou plutôt qui est un libéral sérieux ? Là encore je me repens de ma malveillance et entend bien vous concéder qu’aucun libéral sérieux ne fait partie de la foultitude de gens qui, depuis septembre dernier, se proclament libéraux et soutiennent ostensiblement que le protectionnisme c’est la guerre assurée (au hasard pour ne retenir que les « candides » habituels sur les ondes radio : Guetta sur FI, Apathie et la clique « d’On refait le monde » sur RTL, Elkabbach à Europe, même le bon Bourdin sur RMC). Même si -j’enfonce le clou- je suis prêt à reconnaître que nous ne parlons ni de la même chose ni des même gens.
Je veux bien admettre de même que la « vague libérale » dont on nous rebat les oreilles depuis trente ans est un terme impropre et que l’on devrait plutôt dire la « vague alter globalo keynesienne » pour ne pas dire des bêtises (bien souligner la main sur le cœur le côté keynésien tant des dépenses militaires US que de l’attribution des prêts subprime par les GSE). Tel le Christ, Je demande pardon aux libéraux sérieux que le monde entier, se soit gouré à ce point là, en prenant tout un tas de vessies pour leur lanterne. Sur ma croix, je me permets quand même de poser une question lancinante : pourquoi le quart de siècle écoulé derrière nous a vu l’écrasante majorité des élites se prétendre libérale ? Pourquoi « la pensée unique » si justement identifiée par Jean François Kahn (vous le contestez ?) a systématiquement avancé sous cette étiquette là durant la même période ? Pourquoi même la gauche, dans ses errements et ses égarements dits « post-industriels » a elle aussi revendiquée son action comme « social-libérale » (vous êtes bien bonne avec elle, personnellement cela n’est jamais passé et ne passera jamais). Vous me reprochez de caricaturer les choses mais reconnaissez quand même que toute cette avancée idéologique aura été immensément, grotesquement, CARICATURALE.
Vous conviendrez peut-être aussi que le débat que nous menons à l’instant présent offre une étrange similitude avec celui mené depuis des lustres entre le « vrai » socialisme et le socialisme réel !

- Sur le plan purement technique, je suis prêt à admettre avec vous que le protectionnisme n’aura été qu’un outil imparfait dans la grande crise des années trente. Mais l’ampleur du marasme était telle qu’il fallait faire quelque chose, parce que le temps de l’histoire n’est pas le temps des économistes, et parce qu’il arrive que ceux qui dirigent les peuples aient des comptes à leur rendre. Supposons que vous ayez eu raison, que la sortie de crise ait pu être envisagée techniquement comme « meilleure » ( ?) sans mesures protectionnistes. Vous pensez vraiment que cela aurait arrangé quoi que ce soit ? L’impatience des peuples en certaines circonstance étant ce qu’elle, je crois au contraire que les choses auraient été pires !

- Sur le libéralisme thatchérien, il est vrai que mon commentaire était court et pêchait donc par manque de nuance. Le livre de Wilson (génial, je vous invite encore à le lire) a été écrit au tout début des années quatre vingt dix, c'est-à-dire après même le « règne » de Thatcher, mais à une époque où l’essentiel du thatchérisme prospère encore dans la vie politique britannique. Le très jeune Wilson (25 ans alors !) n’a donc pas connu les luttes terribles auxquelles vous faites allusion (je pense que vous parlez surtout de la grande grève des mineurs de 84/85). Il constate simplement que le « détricotage » des droits sociaux se poursuit allègrement et qu’il est rendu d’autant plus facile à mettre en œuvre que la classe ouvrière a été vaincue et s’est complètement déstructurée. Je ne vous suivrais tout de même pas sur le parallèle que vous établissez entre l’histoire de l’attribution de ces droits et celle de leur destruction. Même si le mécanisme qui a mené à l’état providence était grippé en Angleterre comme partout, l’histoire de sa mise en œuvre a été longue et douloureuse. Les acquis ne sont pas tombés du ciel, et la phase « catégorielle » que vous dénoncez n’aura été finalement qu’un épisode très bref. Je persiste à croire que dans la phase de désarroi qui a suivi les deux chocs pétroliers, il était plus facile de mettre sans discernement l’appareil à la casse que de chercher à atténuer celle-ci (comme cela s’est fait en France, c’était la moindre des choses de la part d’un gouvernement de gauche).

- sur « l’illogisme » de l’opinion française, je crois que c’est vous qui faites dans la facilité et le cliché. Il est vrai que les français sont « anti-libéraux », mais par fond anthropologique, parce que leurs velléités de liberté finissent toujours par heurter leurs vieilles racines égalitaires (Todd). L’assertion sur le « libre-échangisme » des français est beaucoup moins sérieuse. Les français écartent (apparemment en majorité) le protectionnisme parce que leurs élites ont décidé à leur place, et que celles-ci ont martelé la chose avec suffisamment de componction pour que leur peuple puisse proposer autre chose.
Bonne nuit Oppossum et gaffe aux requins !

@ RST
Tout à fait ! Vous avez magnifiquement déjoué tous les pièges ! Si un jour je passe à la direction de la BCE, je ne manquerai pas de penser à vous : généreusement, et sans lésiner sur la planche ! (boutade)
Cordialement.
Linda

Linda

Pardon pour le doublon, mais à cette heure, je commence à tout mélanger !

Linda

Euréka ! En fait j'étais simplement en fin de page et je n'avais donc pas loupé mon premier copier / coller ! Et du coup, je n'avais pas vu l'excellent commentaire de Yann !

@ Yann

Bravo ! C'est là aussi où j'aurais aimé porté le débat, mais vous vous l'avez bien mieux fait que je ne m'en serais dépatouillé. Merci ! (et bonne nuit)

Driss (Linda)

RST

@ Linda

Cher Daniel,
Le propre du blog de Malakine et d'attirer des commentateurs de qualité dont vous faites assurément partie. J'espère donc vous y retrouver souvent car j'ai toujours apprécié votre prose, tant dans la forme que dans le fond.
A bientôt donc

PS: Vous avez toujours des horaires "décalés" ?

Slovar

Lorsqu'on a planté NATIXIS d'une telle façon, on se cache ... dans un paradis fiscal où une grande partie de l'argent de la banque se trouvait planqué dans des Hedge Funds.

MINC, MARSEILLE et Artus, même combat et même foi du charbonnier ... et même indécence face à la catastrophe qu'ils ont contribué à créer.

log

Malakine,

Ah ça y est j'ai retrouvé le com que tu me reproche, ce com était une réponse à :

"@olaf qui regrette amèrement que l'accent ne soit pas mis sur l'innovation technique : qu'il lise d'abord ce petit article : http://www.article11.info/spip/spip.php?article169

Rédigé par: Crapaud Rouge | 11 avril 2009 at 14:55"

Pour le pseudo a, c'est une faute de manip, ça arrive, j'ai pas l'habitude de changer non plus de pseudo.

J'y critiquais l'article mis en lien et rien de ma réponse ne fait référence Malakine. Je sais que la situation est tendue en ce moment et que dans ces conditions on peut vite prendre la mouche, je sais aussi qu'il y a beaucoup de coms et qu'on peut les lire en diagonale, donc aussi de travers, mais dans ce cas il vaut mieux relire moins en diagonale et voir à quoi un com répond à un autre com. Voilà, j'ai donné les explications que tu me demandes. Franchement, je sais que tu subis des attaques mais de là à croire que j'irai t'insulter, qui plus est sur ton blog, c'est pas trop ma tasse de thé de faire ça. Si j'insiste un peu sur la technique, c'est que on fera rien sans elle à mon avis, pas tout non plus qu'avec elle, mais ça n'empêche pas que la société doit aussi évoluer et que beaucoup en sont convaincus. Nous vivons une période qui se cherche et l'ébullition des idées en est une conséquence, accouchement difficile d'autre chose c'est probable. Le bébé se présente par la tête, le reste suivra et espérons que les parents seront heureux du petit:)

jeff

inspirez vous plutot des ouvrages de Jean-Luc Gréau pour comprendre serieusement d'ou vient la crise et ...ou elle va.
La ou Jean-Luc Gréau nous expliquait avec rigueur intellectuelle vers quoi derivait la financiarisation de l'economie ("l'avenir du capitalisme" en 2005 chez Gallimard) et ce qu'il etait urgent de combattre....Patrick Artus ,lui, etait encore a mouliner de vieux modeles econometriques chez Natixis et ne voyait rien venir de la crise.Certaines de ses interviews sont de vrais morceaux d'anthologie sur son sens de la prospective.
Avec Artus , comme avec bon nombre d'economistes malheureusement, on comprend mieux les choses apres .....qu'avant !

Linda

@ RST

Salut,

Oui, je me déplace toujours la nuit pour venir écrire dans le bureau de mon patron (il s’en fout, du moment que je donne à manger au chat). Je n’ai que la rue à traverser pour ça depuis ma chambre de bonne, mon appartement résidentiel étant toujours en travaux depuis vingt ans (un gros problème personnel avec la destruction créatrice). Cela fait légendairement rigoler tout le quartier depuis la même période !

Merci pour la bienveillance de votre commentaire et à bientôt.
Daniel Dresse (Linda Seredes, Driss el Redane, Sid Deerlanes etc.)

Crapaud Rouge

Ca peut paraître idiot, mais il y a un autre domaine où le protectionnisme a droit de cité : celui de la défense nationale ! Quand ce protectionnisme-là disparaît, des dégâts économiques s'ensuivent immédiatement. C'est un article de ContreInfo à propos des pirates somaliens qui me fait écrire ça. Son intérêt est de montrer, qu'au-delà de la piraterie, les relations économiques sont foncièrement conflictuelles, de sorte que le libre-échange apparaît comme un angélisme trompeur.
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2648

Malakine

@ Tous

Je tiens à vous remercier pour ce débat très riche de ce week-end, et en particuliers Linda et crapaud rouge pour avoir opéré un déclic dans ma tête. Je m'explique :

Depuis des années, je réfléchis à un modèle qui pourrait être une alternative au capitalisme néolibéral mondialisé. Depuis quelques semaines je songe à consacrer mon été à l'écriture d'un essai autour de cette question qui s'appelerait "après la mondialisation"

Depuis des mois nous débattons ici sur la pertinence du vocable de "protectionnisme". Et puis voilà que Linda nous dit que l'on peut élargir le concept en dehors du champs économique, et notamment à la protection de la Nature. Et crapaud rouge surenchérit en affirmant que le protectionnisme peut devenir un modèle global qui viserait à protéger tout ce qui mérite de l'être.

Et là, dans ma tête, tout ce week end, ça tourne à tout allure. J'ai l'impression que tout se met en place. Mon projet de bouquin prend forme. Je vois le plan, les têtes de chapitre, les thèses. Tout s'imbrique à merveille, les questions strictement économiques avec le défi écologique, les questions politiques, géopolitiques, le nouveau paradigme, la nouvelle idéologie ect ...

Merci !!!

Avant de me me lancer dans ce projet, je ferais sûrement bientôt un texte pour pour tracer les contours de ce grand projet (à moins que je garde ça pour le bouquin) ... Voici comment le raisonnement se développera. Qui dit protection dit un bien précieux et vulnérable à protéger, un agresseur potentiel et un grand protecteur. Alors c'est quoi le bien vulnérable, l'agresseur et le protecteur ? :-)

Bref, je suis plus que jamais protectionniste, avec désormais la conviction que le concept doit être étendu hors du champs économique pour un protectionnisme global de civilisation.

@ Linda

Peut importe ton pseudo, tu es maintenant ici chez toi. Mais essaye juste de conserver le même et de prendre un pseudo masculin si tu es un homme.

@ Olaf

J'ai compris avec la réaction de Boréale que tu répondais à un article mis en lien.

Crapaud Rouge

@Malakine : merci beaucoup pour tes remerciements, je ne m’attendais vraiment pas à contribuer fût-ce d’un pouième à tes réflexions.

@Linda qui me répondait : « Si la sémantique tient lieu de politique, alors il n’y a rien à faire,… » Certes, mais point de bonne critique sans retour à la sémantique. Se rappeler la novlangue d’Orwell, (« La guerre c’est la paix »), que « l’Holocauste n’a pas commencé par les chambres à gaz mais par des mots », et Karl Jasper : « Quand le désordre atteint le langage, tout tourne au désastre. »
On ne parle d’actifs « toxiques » que depuis la crise, avant on disait « pourris » : c’est assez plaisant quand on sait que la pourriture ne se mange pas, et qu’un produit toxique n’a d’effets que s’il est absorbé !
(Mes citations sont tirées d’un article de Libé d’aujourd’hui : « Durban II, à l’ombre d’Orwell ».)

Magnin

L'ultra libéralisme est la guerre (guerre de 14-18 puis 39-45). L'échec du tout financier a provoqué la crise de 29 fragilisant les pays a strucure anthropologique instable (Allemagne, Italie et Espagne). Le protectionnisme a donné autant la politique du New Deal que l'hitlérisme. C'est fou comme les théories changent en fonction des lieux et des acteurs, à croire que nos chers libéraux si peu patriotes seraient heureux de voire des guerres intra-nationales pour vendre quelques armes comme leurs aieux l'avaient fait en confortant les divisions au sein des peuples déja très touchés par la mondialisation culturelle comme antan!!!

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