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23 juin 2008

Commentaires

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le chafouin

L'exemple de la californie est en effet parlant. LE chantage de l'électricité sera très fort : il sera sûrement suffisant pour imposer à l'Etat de payer lui-même les réparations...

AU fond, cela me semble un désastre proche de celui de la vente des autoroutes...

Criticus

Qu'ajouter à ce billet complet, sinon que l'investissement en matière de recherche nucléaire est par nature non rentable : il faut donc des investissements étatiques lourds pour mener à bien un plan nucléaire, qui se construit sur plusieurs décennies... l'autre conséquence, en plus des prix, va être le fait que pour compenser les risques de black-out, on sera obligé d'utiliser ponctuellement des centrales à fioul ou à charbon : résultat ironique de cette "Europe" qui se pose en parangonne de la lutte contre l'effet de serre. Déjà que le nucléaire est attaqué par les "écologistes", si en plus on décide de le sabrer au niveau européen... Malakine, tu dis "crime contre la nation" mais c'est un crime contre LES nations européennes, qui ne pourront plus bénéficier de l'incontestable expertise d'EDF en matière d'énergie nucléaire... confondant.

Poliblog

Hello RST et tutti ! ;)

L'article de L'Expansion ne parle pas des positions adoptées (s'il y en a pour l'instant) par la Commission européenne, par le Conseil européen et par le Conseil de l'Union européenne. Ca fait quand même beaucoup de monde, et pas à proprement parler du petit monde. Autant dire que pour l'instant, le vote des eurodéputés ne signifie pas grand-chose, car les pressions susceptibles de s'exercer sur eux pourront non seulement venir de tous les côtés, mais elles pourront aussi devenir tout simplement intenables si tout le monde s'y met, ce qui est... très possible (!). A cet égard, pour l'instant l'affaire révèle surtout la construction totalement schizophrénique de l'Europe en matière de circuits et de prise de décisions, donc pas de panique pour rien (peut-être, et je serais même tenté d'écrire sans doute), des gens comme Mestrallet, Beigbeder et consorts (de même que leurs équivalents dans un bon nombre de pays européens) puisque tu les cites, se satisfaisant pleinement d'une "compartimentation" qui exclut pour l'instant toute implantation sérieuse d'acteurs étrangers en France (idem chez les autres) si on ne considère que le cas de "notre" pays (ben oui !)...

A part ça, Eluned Morgan est une femme. Spécialiste surtout de la mise des pieds dans le plat, si l'on se réfère à la stupidité tout à fait hors normes de ses déclarations (proprement scandaleuses quand elles viennent d'une socialiste ou prétendue telle).

;)

Malakine

J'ai toujours été très réticent avec l'idée des grands services publics à monopole. Parfois la concurrence fait du bien. Ca évite les phénomènes de bureaucratisation que l'on connait bien dans l'administration. La concurrence a fait beaucoup de bien aux télécoms et elle en fera certainement aussi beaucoup à la SNCF, surtout sans son activité FRET. Pour moi, le service public s'exprime par des obligations de service, par le cahier des charges, pas par le monopole.
La question est de savoir si le même raisonnement peut s'appliquer à l'électricité. Il semblerait bien que non. Et de toute manière, personne n'a envie d'avoir à se prendre la tête pour chosir des tarifs entre des opérateurs en concurrence qui seront fait de telle sorte qu'il sera impossible de les comparer.

Ozenfant

Pouvez vous m'éclairer, sur ce qui différencie les voleurs professionnels par monopole de fait ou accords illicites interposé (Autoroutes, Véolia, Vinci etc.) : avec le cas EDF ?

yann

@Malakine

Ce que tu dis c'est tout le sens qu'avait le service public défini après guerre. A savoir que les secteurs à caractère monopolistique devait impérativement appartenir à le sphère public, car rien n'est pire qu'un monopole privé on en a un exemple avec microsoft. Le caractère monopolistique est trés lié à la technique tu prend l'exemple des télécoms comme réussite, mais je pense que la concurrence n'a été possible qu'a partir d'un certain niveau technique. C'est l'évolution technologique qui a permis la réussite de la concurrence dans les télécommunications. Au départ c'est l'état qui a créé France télécom et il a bien fait, en quelques années la France a fini par rattraper son retard dans le domaine et pourtant à l'époque France Télécom avait le monopole! Et pendant la libéralisation l'état n'a eu de cesse de faire en sorte que France Télécom ne puisse faire de la concurrence déloyale en baissant trop ses prix, donc on a pas du tout eu affaire avec le "marché libre" mais avec un marché contrôlé par l'état pour éviter le monopole privé. La bureaucratisation n'est pas un phénomène public, les entreprises privé aussi crée de la bureaucratie. C'est plutôt un phénomène lié à la taille des entreprises, lorsqu'elles deviennent trop grande elle gère de moins en moins bien leur personnel. C'est ce que dit John Kenneth Galbraith dans "le nouvel état industriel" l'ancien conseillé de Kennedy affirmait même qu'il n'y avait guère de différence entre la planification soviétique et la façon dont les multinationales occidentales en terme de gestion du personnel. Il y a peut être une limite à ne pas dépasser en terme de taille pour une organisation humaine.

PeutMieuxFaire

La libéralisation, mise en concurrence, de deux des trois secteurs était déjà une réalité (récente dans les faits, bientôt un an pour les particuliers quand même sur le principe) :
- pour la production de l'électricité (les centrales)
- pour la distribution (gestion clientèle et raccordement au réseau).

Restait un secteur qui conservait et semblait devoir conserver un monopole : le secteur du transport, c'est à dire à la fois l'investissement et l'entretien des lignes qui transportent l'énergie et la conduite (adaptation de la production aujourd'hui de différents producteurs aux besoins de l'instant puisque l'électricité ne se stocke pas).

La décision du Parlement européen concerne donc ce dernier secteur. Pour la partie conduite on n'imagine pas que l'on puisse se passer d'une instance unique qui adapte la production à la demande avec les contraintes justement soulignées par RST.
Pour la partie purement transport, on pourra vendre à des entreprises privées des lignes puis les rétribuer en contrepartie du service rendu charge à elles d'assurer l'entretien et les investissement. Il ne faut pas douter des vertus du libéralisme pour y voir un progrès.

La libéralisation qui m'inquiète le plus fut celle de la production d'électricité d'origine nucléaire. Certes aujourd'hui elle est restée dans le giron de l'(ex-)entreprise publique et il y règne probablement encore une logique ou la sûreté prime encore sur la rentabilité. Mais la porte est ouverte à la fois au rachat ou à la construction de centrales privées où on inversera les critères d'exploitation. Au profit des consommateurs ???
... A condition qu'ils soient assurés d'habiter très très loin de la centrale défaillante !

RST

@ le chafouin
Il me semble que la situation est plus grave qu’avec les autoroutes.
En effet, si l’on suppose que demain la production d’électricité sera entièrement entre les mains de sociétés privées, on peut imaginer (scénario de science fiction diront certains qui n’auront pas vu le reportage sur la Californie) le chantage que celles-ci pourront exercer sur l’état en menaçant à tout moment de couper le courant. Cela me parait plus difficile d’avoir une situation aussi critique avec les autoroutes.
Sinon je suis d’accord qu’il ya au moins un point commun : dans les 2 cas on brade le patrimoine national.

@ Criticus
Je suis d’accord avec ta précision sur le nucléaire.

Par ailleurs, je trouve très intéressant que tu reconnaisses cette notion de crime. Car enfin, avec la notion de crime, on doit aussi aborder la notion de punition.
Ce qui se passe avec EDF (ou avec d’autres sujets comme les OGM, les négociations de l’AGCS, …) est une forme de violence faite à la nation et donc aux citoyens. Cette violence se pare de la respectabilité car elle n’utilise que des voies soi-disant légales. Mais quels recours nous reste-t-il ? Les élections ? Quand on voit de quelle façon nos dirigeants (de droite comme de gauche) ont tenu compte du référendum sur l’Europe, on est en droit de se poser des questions sur les réponses démocratiques qui peuvent être apportées face à ce qui constitue clairement des abus de pouvoir. Le crime risque donc de rester impuni. Et dans ce cas surgit inévitablement le spectre de l’auto-défense, de la légitime défense.
Mais ceci est un autre sujet pour lequel je doute que nous trouvions un terrain d’entente vu ce que j’ai pu lire par ailleurs dans la blogosphère ;) ….

@Poliblog
Le vote en question ne signifie peut-être pas grand-chose en tant que tel mais il s’inscrit dans une démarche globale qui est clairement celle décrite dans mon billet et que je voulais dénoncer.
J’ai l’impression que tu n’as pas bien vu le problème. Le danger ce n’est pas "l’implantation sérieuse d'acteurs étrangers en France". Le danger c’est la privatisation qui met entre les mains d’intérêts privés (français ou étrangers qu’importe) l’approvisionnement en électricité de la France qui devrait rester une prérogative de l’Etat.

Ce vote n’est qu’un jalon parmi d’autres. La machine infernale est déjà bien lancée (voir les précisions données par PMF en commentaire) et il va être extrêmement difficile, sinon impossible, de l’arrêter. Je reste très dubitatif sur les pressions dont tu parles : quelles pressions, par qui, quand, comment ?
Pour ma part, la seule solution que je vois serait de ressusciter le Général De Gaulle. Ce n’est pas gagné ;)

Merci pour la précision sur Eluned. C’est donc soit une conne soit une cynique


@ Malakine
Tu dis : " La concurrence a fait beaucoup de bien (…)"
J’aurais bien aimé quelques arguments de ta part pour démontrer ce que tu annonces et expliquer ce que tu entends par la notion de "faire du bien".
En ce qui concerne les télécoms, je ne suis pas convaincu qu’il y ait actuellement beaucoup de concurrence entre les opérateurs. Cela est d’ailleurs régulièrement dénoncé par les associations de consommateurs. Alors vaut-il mieux, sous prétexte d’économie de marché, permettre à 3 grands groupes privés de se partager le gâteau du portable ou considérer que malgré ses insuffisances l’état aurait pu faire aussi bien sinon mieux et récupérer ainsi une partie des ressources générées ?
Quel est l’avantage pour la population d’avoir 3 réseaux différents (et donc 3 dépenses d’investissement en infrastructures) pour, à l’arrivée, ne pas bénéficier de tarifs concurrentiels et d’avoir encore des zones non couvertes ?

Pour le train, je te suggère de demander aux anglais ce qu’ils pensent des avantages de la privatisation et de la concurrence. Leur réseau s’est détérioré et les accidents mortels se sont multipliés.

Je suis d’accord que ce qu’on entend par "service public" ne signifie pas nécessairement service rendu par l’état (et donc monopole d’état) mais que dans certains cas, des entreprises privées peuvent intervenir.

Pour en revenir à l’électricité, ce n’est pas tant en terme de tarifs que le problème se pose mais plutôt en terme de perte de contrôle par l’état de la production et de la distribution qui, si il tombe sous la coupe des intérêts privés, entrainera inévitablement les mêmes problèmes que ceux qu’a connus la Californie.


@ Ozenfant
Je ne suis pas sûr de comprendre la question.
Ce qui fait la particularité du cas d’EDF par rapport aux autres c’est les conséquences de la privatisation qui permet à des entreprises privées de prendre une nation en otage grâce à leurs contrôle de la production et de la distribution d’électricité.

@ Yann
Comme souvent, d’accord avec vous sur toute la ligne.
Décidément il va falloir que je lise Galbraith.
Je suis convaincu qu’il y a "une limite à ne pas dépasser en terme de taille pour une organisation humaine. ". Je le vis tous les jours : je bosse dans une multinationale sur ce qu’on appelle des "méga projets" d’infrastructure et cela fait longtemps qu'on a passé la limite !.


@ PeutMieuxFaire
Merci pour ces précisions.
Il est clair que la stratégie suivie par les fanatiques du libéralisme est d’avancer pas à pas, étape après étape en détricotant soigneusement tout ce qui a été précédemment mis en place et qui gène leurs intérêts.
En ce qui me concerne je ne me fais aucune illusion sur les "vertus du libéralisme" qui dans les faits se concrétise la plupart du temps par la loi du plus fort.
Je partage vos inquiétudes au sujet du nucléaire.


Criticus

@ RST

En la matière, je crains que mon patriotisme (mon nationalisme ?) ait pu m'influencer dans la confirmation de la notion de "crime" de Malakine. En fait, je voulais surtout rendre hommage à son billet. Le démantèlement est-il un crime, je ne sais pas, mais comme je l'ai dit, le nucléaire, dont EDF a l'expertise, n'aurait pu se développer sans ce monopole d'Etat. Je crains le pire pour la suite...

Poliblog

Un peu hors sujet mais je ne suis pas du tout d'accord avec les commentaires précédents sous-entendant grosso modo que plus une entreprise est "grosse", plus elle est lourde, donc moins réactive, moins bien organisée, etc.

Un tel constat ne correspond en rien à mes expériences professionnelles où d'une manière générale, tout ce qui était organisé en "cellules" fonctionnait parfaitement, quelle que soit la taille de l'entreprise (jusqu'à plus de 100.000 tout de même), à condition bien sûr de confier les postes de management à des gens qui tiennent la route et qui, pour info, car j'ai pu le vérifier in situ, n'ont pas à réellement maîtriser de A à Z les particularités du secteur dans lequel ils travaillent pour faire rouler une B.U ou tout autre structure équivalente dans l'esprit.

A contrario, il est vrai de dire que dans les entreprises d'Etat en général et dans la majorité des grands groupes, le "bordel sans nom" règne toujours en maître. Toujours lié à des défaillances majeures mais parfaitement tolérées chez nous en matière de management en général, dont le premier rôle est pourtant d'or-ga-ni-ser, de monter des structures réactives et efficaces qui ne sont pas livrées à elles-mêmes mais placées à leur tour sous la responsabilité de managers de niveau -x qui au lieu de passer leurs journées à se la péter communiquent entre eux, etc.

Pour la petite histoire, malgré la très longue période de chômage que je traverse actuellement, j'ai eu de nombreuses occasions de rencontrer dans le passé un nombre véritablement incalculable d'escrocs ou de gens qui ignoraient qu'ils étaient des branquignols, et qui évoluaient le plus souvent (précisément) dans tout ce qui touche au conseil ou à l'audit autour de ces deux univers : l'organisation interne et le management.

Pas surprenant du tout pour moi de constater que malgré un nombre relativement restreint de collaborateurs "de premier plan", le gouvernement français est la première structure en France à montrer l'exemple désastreux et à ne jamais suivre d'une pseudo-organisation qui fonctionne en permanence de façon totalement désordonnée : il s'agit là d'un mal typiquement français, sur lequel je vois mal travailler, en passant, des gens qui pour 99% d'entre eux n'ont jamais mis les pieds dans une vraie entreprise, encore moins dans un poste où on leur assigne des objectifs et dans lequel on leur demande de produire des résultats.

(Exemple de l'activite fret de la SNCF cité par Malakine : on n'a jamais choisi de s'en débarrasser, on s'est toujours montré incapables de la redresser, du moins pour les prétendus pros qui ont reçu pour mission de faire un boulot que quatre étudiants "corrects" en BTS Action co. auraient mené à bien en quelques semaines...)

Malakine

@ Criticus

Tu parles de ton nationalisme, mais dans tes derniers billets tu prônes une alliance "occidentale", ce qui m'a sidéré ! Il faut que je relise ça avec attention.

@ RST

Notre différence d'approche du libéralisme est curieuse. On part du même constat selon lequel la concurrence exacerbée entre groupes peut ne créé aucune richesse, aucune innovation et être destructrice ou prédatrice. On pourrait par exemple citer le secteurs des grandes surfaces.

Toi, si je suis bien ta pensée, tu voudrais supprimer la concurrence pour revenir à une exploitation monopolistique. En ce qui me concerne, je voudrais remettre du public DANS la concurrence (soit par intervention au capital, soit par des obligations d'intérêt général) mais tout en conservant une pluralité d'acteurs.

Question : Si jamais tu étais au pouvoir, quels sont les secteurs pour lesquels tu mettrais en place des monopole d'Etat ?

Criticus

Salut Malakine,

Je me doutais que cet occidentalisme te sidérerait de ma part. En fait, je me dis que, à moins que l'on considère que chaque nation peut agir seule dans le monde, je ne vois pas en quoi, dans le cas contraire, une Union européenne serait la solution exclusive (ce qui ne veut pas dire qu'elle doive disparaître). D'autant que je ne me sens nullement "européen" et, en tout cas, pas plus proche des Européens de culture germanique, scandinave ou anglo-saxonne que des Québécois, par exemple. Sans la question du Québec et celle de la Francophonie sous-jacente, mon opinion serait sans doute différente. Mais, c'est un fait, réunir les deux rives de l'Atlantique permettrait de solder la défaite des Plaines d'Abraham. Pour revenir sur la Francophonie, sa défense me distingue, à mon avis, des faucons néo-conservateurs, américains ou français. J'essaie d'avoir une vision équilibrée. Peut-être est-elle irréaliste. Je ne peux l'exclure.

RST

@ Poliblog
Il me semble qu’il y a une contradiction entre :
« …mais je ne suis pas du tout d'accord (…) que plus une entreprise est "grosse", plus elle est lourde, donc moins réactive, moins bien organisée, etc. »
et :
«(…) dans la majorité des grands groupes, le "bordel sans nom" règne toujours en maître »

Sinon, pour les escrocs et les branquignoles, ils sont légion dans le monde du travail. Je pense pour ma part que si malgré tout les entreprises fonctionnent (plus ou moins bien) c’est parce qu’il y a des gens compétents et que ceux-ci sont exploités par des gens plus malins qu’eux (et parfois plus méchants) qu’on appelle des "managers"

@ Criticus
Merci pour l’hommage car en fait, comme l’indique la mention RST par 2 fois dans le texte, j’en suis l’auteur. J’en profite pour remercier une fois de plus Malakine de m’accorder l’hospitalité.

Sinon, je trouve assez singulier que tu prétextes de ton "patriotisme" pour revenir sur tes propos.
Ce fameux "patriotisme" dont tu parles, c’est le même qui te fait avoir honte d’être français quand tu es en Chine ?

@ Malakine
Je ne suis pas sûr de savoir ce qu’est vraiment le libéralisme. Je ne fais que constater les dégâts créés par ceux qui s’en réclament.
Le problème avec la concurrence c’est que pour qu’elle soit efficace il faut qu’elle soit quelque chose comme "libre et parfaite". Or cela n’est pas possible dans le monde réel.

Je n’ai pas encore vraiment réfléchi à ce que je ferai quand je serai au pouvoir mais les 2 secteurs stratégiques qui clairement devront être nationalisés sont :
• Le secteur bancaire (banques, chambres de compensation, ….)
• Le secteur de l’énergie (compagnies pétrolières, électricité, gaz, …)

Criticus

Honte d'être français ? Je ne disais pas cela du tout.

RST

@ Criticus
Tu reconnais ?
"Les 35 heures, ou la raison de ma honte lorsque des Chinois me demandent combien de temps les Francais travaillent par semaine, et que je suis oblige de leur avouer qu'apres cinq jours de sept heures, qui commencent a neuf heures et se terminent a dix-sept avec la sacro-sainte pause-dejeuner, la semaine du salarie francais moyen est deja terminee."

Criticus

Honte, oui, pas d'être français. Pas la même chose.

Ensuite, je tiens à dire que je suis d'accord avec ce qui a été écrit ici - pour le coup, je crois que c'était bien Malakine - sur l'absurdité de faire culpabiliser les salariés français avec leurs RTT et leurs 35 heures, alors que les standards sociaux chinois ne sont pas atteignables (ni souhaitables) et que ces salariés sont les premières victimes de la réduction du temps de travail. Cela dit, si faire culpabiliser les salariés français est absurde, dire qu'il faut revenir sur les 35 heures ne l'est pas...

René Jacquot

Le dogme de libre-concurrence est le fondement même de l'identité européenne. Cela a conduit le dernier jugement de la CJCE qui a condamné le Luxembourg sur plainte de la Commission pour mauvaise application de la directive détachement.

@RST

Ton analyse est très Fitoussienne (Keynesiennne) sur la question de l'énergie et je la partage entièrement...

Le Conseil des ministres sur le marché intérieur du 26 novembre 2001 déclarait que la libéralisation a « des effets positifs sur la qualité de l’ensemble des services, et également sur celle des services d’intérêt général ».

Tartufferie, autre billevesée c'est bien la gauche qui a introduit l'impératif de rentabilité dans nos services publics. Qu'un service public soit bien géré soit mais la recherche de la rentabilité annonçait bien les privatisations européennes...

@Criticus

Je ne me sens nullement européen, je laisse ça aux centristes, aux identitaires et aux membres du GRECE... Pourquoi cette péninsule asiatique devrait avoir une identité? Après tout Erasme, symbôle de la mobilité europhile, n'a jamais parlé d'Europe dans ses oeuvres...

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